FRAD018_018 André BODINEAU | parcours hospitalier
une photographie à l'hôpital complémentaire n°10 de Brétigny-sur-Orge (Seine-et-Oise), récit de son parcours médical
André BODINEAU est soldat au 410e RI. Le 27 mai 1918, il est blessé par un obus au lieu-dit Mont des Tombes, commune de Leuilly-sous-Coucy (Aisne). Il est alors évacué à l'ambulance divisionnaire de Terny-Sorny. Après un périple mouvementé, il est admis le 1er juin 1918 à l'hôpital complémentaire n°10 de Brétigny-sur-Orge (Seine-et-Oise à l'époque, aujourd'hui en Essonne), où il va rester plusieurs mois. Il demande ensuite à être transféré à l'hôpital complémentaire n°35 du Mans (Sarthe). Mais là aussi, déçu du peu d'attention que l'on porte à son cas, il est de nouveau transféré en mai 1919, cette fois à l'hôpital civil de la ville où il sera opéré.
André BODINEAU sur son lit à l'hôpital complémentaire n°10 de Brétigny-sur-Orge
Brétigny-sur-Orge
48.611486,2.306039999999939
Photograph
Récit de son parcours médical, par André BODINEAU
Other
CREATOR
Yves BODINEAU
DATE
1918 - 1919
LANGUAGE
fra
ITEMS
2
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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FRAD088-1NUM149 Léon-André André
4 Items
Léon-André ANDRÉ est né le l2 mai 1892 à Plombières-les-Bains (Vosges) dans une famille d’ouvrier. Le 19 décembre 1914, il est incorporé au 3ème régiment de chasseurs à pied. Le 10 mai 1916, il est dirigé vers le centre d’approvisionnement de matériel automobile (C.A.M.A.) de Lyon (Rhône) où il suit son instruction. Il est affecté au parc automobile de Dijon (Côte-d'Or) le 30 juin 1916 puis le 2 août 1916 est envoyé à la section sanitaire auto 46 du 20ème escadron du train des équipages militaires (E.T.E.M.). Il sera ensuite affecté au transport militaire (T.M.). Il est démobilisé le 17 août 1919. Il est décédé à Plombières-les-Bains (Vosges) le 1er décembre 1979. || 1. Léon-André André à sa table de travail : photographie (21/05/1917) 2. Destruction par un obus. - Un soldat assis sur un véhicule de la section sanitaire 46 : photographies (08/05/1917)3. Photographie du chœur de l'église Notre-Dame de Chaudardes, vue extérieure des ruines (11/05/1917)4. Photographie du monument d'Attiche (Oise) (octobre 1916) || || Photograph || Léon-André André || Léon-André André à sa table de travail : photographie || || Photograph || Destruction par un obus. - Un soldat assis sur un véhicule de la section sanitaire 46 : photographie || Léon-André André || || Photograph || église Notre-Dame de Chaudardes || Transport || Photographie du chœur de l'église Notre-Dame de Chaudardes (Aisne), vue extérieure des ruines || Chaudardes (Aisne) || Medical || Home Front || || Remembrance || Photograph || Attiche (Oise) || Transport || monument d'Attiche (Oise) || Photographie du monument d'Attiche (Oise) || Medical
FRAM - Parcours d'Auguste Henri GIET
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Premières pages d'un journal de guerre || Mon grand-père est né le 6 novembre 1894, second fils de Sylvain GIET et de Pauline CRESTIN, dans un hameau de Vasselay (18110), à 10 kilomètres de Bourges. Mon arrière grand-père était journalier. Mon grand-père n'avait pas son certificat d'études, il avait arrêté l'école avant la fin de la scolarité obligatoire de l'époque. Il avait été placé comme valet de pied d'un petit hobereau des environs. Cette famille passait l'hiver à Paris, où il a rencontré ma grand-mère, aide-cuisinière dans une famille bourgeoise. Je pense que la guerre a séparé les amoureux, car dans son journal; il fait allusion à des permissions à Vasselay et à Chatou, où ma grand-mère avait trouvé un poste de cuisinière dans la famille du chef d'orchestre M. Chevillard et sa femme, née LAMOUROUX. Au retour de la guerre, ils ont trouvé une maison à Chatou, eu deux enfants (en 1919, ma mère, en 1921 mon oncle tué dans le bombardement de Kessel en Allemagne en 1943). Mon grand-père a d'abord été jardinier chez Jeanne LANVIN au Vésinet, puis chauffeur de taxi à Chatou jusqu'à sa retraite en 1960. Il avait l'un des premiers permis de conduire nationaux et a conduit jusqu'à sa mort. Après sa retraite, il est allé s'installer dans la maison familiale à Vasselay, est devenu Maire-Adjoint de la commune pendant deux mandats, porte-drapeau des Anciens Combattants du village. Nous avons retrouvé son journal après sa mort, dans un tiroir. Il n'en avait parlé ni à ma mère, ni à nous, ses trois petites-filles. Il paralait peu de la Guerre, voire pas du tout. Ses seules allusions étaient liées à ses médailles (Croix de Guerre, Médaille du Combattant) ou à des activités qu'il faisait - rarement - avec nous: jeu de dames (Tu ne gagneras jamais, j'ai fait tous les coups dans les tranchées), tricot (Je sais tricoter, je tricotais dans les tranchées; quand j'avais fini une écharpe, je la défaisais, car on n'avait pas de laine). Il est mort en 1979, deux mois après sa femme. Il a connu ses cinq arrières petits-enfants. Il n'a jamais pardonné aux Boches. Quand je suis allée en visite dans un collège allemand en 1973, il était mécontent. A son retour il m'a questionnée: j'avais rencontré des personnes qui avaient elles aussi perdu des enfants au cours de la guerre et je le lui ai dit. Il n'a pas répondu, c'est resté dans le non-dit.


