FRBMLI-089 Carnets d'Eugène Sorez | bibliothécaire et canonnier sédentaire de Lille
Le contributeur a lu ces carnets à sa grand-mère malade en 2006-2007, chose qu'elle n'avait jamais osé faire.
Correspondance pas aussi personnelle, politique, artistique que d'autres.
Eugène Sorez était aussi courtier d'assurances en même temps que bibliothécaire. Il avait 46 ans au moment où il a été incorporé, il était officier des canonniers sédentaires. Il a été incorporé plus âgé parce qu'officier.
Il est resté pendant toute la guerre coupé de sa famille. Il était au début au front près de Dunkerque, en Flandre, où il a attrapé une pneumonie. Hospitalisé plusieurs fois, il a passé la plus grande partie du temps à occuper un bastion pour la défense de Boulogne. Commandait une batterie dans un fort, dans l'attente d'hypothétiques attaques maritimes des Allemands. Lieux d'affectation : camp PG de Roche Maurice sur Nantes Chantenay (1918), fort Valère? Dk , Monte le Coupe Le portel , DK 1915, Alprech près le Portel, Fort Tour Torde près Boulogne, , Moulin Wibert à BL, dépôt de prisonniers à Issoudun en 1916 (il y est lieutenant comptable)
Envoyé à la fin de la guerre comme inspecteur des prisonniers allemands qui étaient des travailleurs des exploitations agricoles autour de Nantes pendant le conflit.
La plus grosse difficulté pour lui pendant toute la guerre est de n'avoir aucune nouvelle de sa famille et de ses deux enfants, restés à Lille. Il s'accroche à des nouvelles qu'il peut avoir indirectement par l'un ou l'autre.
Eugène Sorez, bibliothécaire, chevalier de la légion d'honneur. Habitait rue du Chauffour à Lille (près de Wazemmes). Sa femme, Jeanne Joséphine Gabrielle Mathiot, née en 1876. était institutrice.
A Lille, temps très durs pour sa femme Jeanne et les enfants. À la fin de la guerre, elle avait perdu 30 kg. La moitié des habitants de la rue du Chaufour étaient morts (typhus?). Elle a dû loger un officier allemand, dont elle refusait tout présent de pain.
Photographie à Zuydcoote, fin septembre 1914, avant l'occupation de Lille par les Allemands, avec sa femme et sa fille. Il était au 1er régiment d'artillerie territoriale à pied à Zuydcoote, lieutenant, 48e batterie, Boulogne sur mer.
Portrait à l'aquarelle réalisé au Portel en mars 1916.
19 août 1918 : première lettre après délivrance de Lille.
Première lettre reçue après guerre seulement 4 lettres reçues par le soldat pendant l'occupation allemande, reçue le 29 août 1918. Allusion à son livre de raison tenu au jour le jour depuis le 2 août 14.
Lettre de Jeanne 19 août 1918 : cimetière de Flers de l'autre côté, évoque le quotidien
13 janvier 16 : allusion à l'explosion des 18 ponts.
sans nouvelle depuis le 8 avril 1915
29 avril 1916 : apprend l'incendie de l'hôtel de ville Ma pauvre bibliothèque !
CREATOR
Annie Semal-Lebleu
DATE
/
LANGUAGE
fra
ITEMS
11
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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