Histoire de Paul et Eugène ANGELIER
1- Lettres de Paul Angelier à son frère Eugène, Mondros 17 mai - 27 octobre 1915.
2 - Lettre de Paul Angelier à son frère Eugène, Marseille, le 29 avril 1916.
3 - Lettre de Paul Angelier à son frère Eugène, Marseille, le 26 mai 1916.
4 – Lettre de Paul Angelier à son frère Eugène, Baugy, le 10 février 1917.
5 - Carte de Paul Angelier à ses parents, le 19 mars 1917.
Paul Angelier habitait à Allevard (Isère) où il était instituteur. Durant la guerre, il écrit à ses parents et à son frère Eugène, instituteur avant le conflit. La contributrice est la petite-fille d'Eugène qui a conservé plusieurs lettres de son frère. Le sujet de la guerre n'était pas abordé devant elle mais elle se souvient que son oncle Paul a été blessé aux Dardanelles. Paul écrit à son frère Eugène, adjudant au parc à fourrage de Grenoble et à ses parents. Le 21 mars 1915, alors qu'il est à Marseille, Paul Angelier apprend son affectation au corps expéditionnaire des Dardanelles à ses parents et à son frère : Je suis chargé de la boulangerie. Ce sera un joli service. Il fera partie de la 156ème division qui compte 18 000 hommes et s'occupera de la solde, de l'ordinaire et de la police. Le départ a lieu le 5 mai 1915, à bord du Natal ; le débarquement a lieu le 12 mai. Paul Angelier écrit à son frère, le 16 mai qu'après avoir débarqué à Sedd-Ul-Bahr -« les obus pleuvaient fort (…) j'ai eu le plaisir de les entendre siffler et éclater tout près de moi. Heureusement personne de nous n'a été touché ! » - il réembarquent pour l'île de Lemnos. A Moudros, il est chargé d'installer une boulangerie puis à partir de juillet est affecté au cadre de la section. Dans ses lettres, il décrit l'arrivée des nombreux blessés sur l'île, l'hôpital de campagne qui commence à s’organiser, les conditions sanitaires sur l'île mais son aussi la satisfaction de voir sa boulangerie bien organisée et de se trouver « dans une île où il fait chaud mais où (il est) en parfaite sécurité ».... Le 19 octobre 1915, il est à l'hôpital, victime de la dysenterie. Il est évacué le 13 novembre à bord du bâteau-hôpital le Bretagne et débarque à Ferryville, à l'hôpital de Sidi-Abdallah le 18 novembre. Il sort de l'hôpital le 16 décembre et proposé pour un congé de convalescence par le médecin-chef. Dans ses lettres écrites de France en 1916-1917, Paul Angelier décrit à sa famille son travail à la sous-intendance (il se familiarise par exemple à l'utilisation de la machine à écrire en février 1917), les moments de liberté que lui procure son affectation (son épouse Léonie lui rend visite et ils assistent ensemble au défilé des Russes dans les rues de Marseille en avril 1916, il va voir les débris d'un zeppelin en mars 1917)ou son espoir d'être réformé. Il écrit aussi son inquiétude de voir ses parents s'épuiser au travail des champs en l'absence de leurs fils (lettre du 26 mai 1916). La dernière lettre de la série est datée du 24 décembre 1917. Retourné à la vie civile, Paul Angelier finit sa carrière d'instituteur en Isère.
CREATOR
Françoise DARMOIS
DATE
1915 - 1917
LANGUAGE
fra
ITEMS
10
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
Discover Similar Stories
Lettre de Paul Angelier à son frère Eugène | 1916.
2 Items
Lettre de Paul Angelier à son frère Eugène, Marseille, le 26 mai 1916.
Lettre de Paul Angelier à son frère Eugène | 1916.
2 Items
Lettre de Paul Angelier à son frère Eugène, Marseille, le 29 avril 1916.
Lettres de Paul Angelier à son frère Eugène | 1915.
10 Items
Lettres de Paul Angelier à son frère Eugène, Moudros, 17 mai - 27 octobre 1915 : sélection de quelques lettres de Paul écrites à Moudros. L'auteur décrit son quotidien, les conditions sanitaires de l'île...


