Le Général Nivelle
Plaque de verre, deux photographies
CREATOR
ARCHIVES DEPARTEMENTALES DES YVELINES
DATE
1918-12
LANGUAGE
fra
ITEMS
1
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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Le général Paul MIGNOT
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Paul Joseph Hyacinthe Mignot, né à Lyon le 20 mars 1865 et mort à Cessieu (Isère) le 17 mars 1949, général français qui s'est particulièrement distingué pendant la première guerre mondiale. L’avant-guerre Son père Hyacinthe Mignot, industriel, était concessionnaire pour la ville de Lyon des travaux d’asphaltage. Rien ne prédisposait Paul à embrasser une carrière militaire. Engagé volontaire dès 18 ans, il intègre l’école spéciale militaire de Saint Cyr en 1883 dont il sort 87ème sur 411. Il suit ensuite les cours de l’école supérieure de guerre de 1893 à 1895. Possesseur du brevet d’Etat-major mention bien, il est très bien noté aussi bien dans le service de troupe que dans celui d’état-major. Affecté d’abord comme officier d’ordonnance du général commandant la défense de Lyon, esprit fin, jugement droit, il est élevé au grade de lieutenant-colonel au 99ème RI au début de 1914. La première guerre mondiale Dès le début de la guerre, il participe à la bataille de Lunéville (combat de Saint Antoine) en août 1914 et à la bataille d’Ypres en décembre 1914. Affecté au 158e régiment d’infanterie, il contribue activement à la prise du grand éperon de Notre Dame de Lorette le 15 mars 1915. Cité à l’ordre de la 10e armée pour les brillantes qualités dont il fait preuve lors de l’attaque, il est nommé colonel le 5 mai 1915 et reçoit la distinction d’officier de la légion d’honneur le 12 janvier 1916. Proposé comme général de brigade et commandant d’une division, il prend le commandement de la 41e division d’infanterie le 17 septembre 1916. Les mutineries de 1917 En avril 1917, devant l’épuisement de la 41ème division d’infanterie, le général Mignot demande que celle-ci soit relevée. Le Haut-Commandement accède à cette demande mais pendant une très courte période, voulant faire participer la division aux offensives partielles du début de mai dans la région de Spin. La relève est refusée jusqu’au 12 mai. Brève détente. Dès le 31 mai 1917, l’ordre de remonter aux tranchées lui est donné. C’est alors le 1er juin dans le camp de Ville-en-Tardenois que des vociférations éclatent subitement parmi les hommes. Les manifestants réclament le repos qui soi-disant leur était dû, se refusant absolument de remonter aux tranchées. Dans la soirée du 1er juin, un flot de manifestants se porte vers la mairie de Ville-en-Tardenois en criant que de la guerre, ils en ont « marre, marre, marre ». Se frayant un chemin parmi les manifestants, le général Mignot calme les mutins en leur promettant de ne pas les faire monter aux tranchées le 2 juin. La majorité des manifestants finit par retourner dans ses campements mais une bande d’une centaine d’avinés et de repris de justice décide de mettre la mairie en état de siège, les vitres et les portes brisées à coup de pavés. Les insurgés réintègrent finalement leurs campements et la journée du 2 se passe sans incident. Mais ces incidents ne resteront pas sans conséquence. Une trentaine de meneurs sont arrêtés et conduits à la prison de Châlons. Ils seront traduits devant le Conseil de Guerre. Le 4 juin, le général Mignot est relevé de son commandement, « …2 de ses régiments ayant donné des signes d’insuffisance morale » Il prend alors la tête de la 2e division le 17 juin et poursuit la guerre en France puis en Belgique par une série de faits d’armes : Prise de la ferme de Mondovi : 16-17 août 1917 Prise de Mangelaere – Papegoed : 9 octobre 1917 Cité à l’ordre de la 1ère armée le 4 décembre 1917 Bataille de l’Aisne : mai-juin 1918 Prise du sépulcre Passy : 30 juin – 2 juillet 1918 Offensive de l’Ourcq : juillet 1918 Offensive de l’Ailette : août-septembre 1918 Cité à l’ordre de la 6ème armée le 20 novembre 1918 Après la guerre Le général Mignot continue son activité comme général de division en se consacrant principalement à la formation des cadres. Il fait valoir ses droits à la retraite le 20 mars 1927 et est alors placé dans la section de réserve. Atteint de conjonctivite ypéritique suite à l’attaque de l’Aisne de juillet 1918, il développe un glaucome incurable et devient aveugle à partir de 1938. Il meurt à Cessieu (Isère) le 17 mars 1949 à l’âge de 84 ans. Décorations Chevalier de la légion d’honneur le 11 juillet 1909 Officier de la légion d’honneur le 11 janvier 1916 Etoile de Kara-Georges 3ème classe le 28 novembre 1918 Croix de guerre belge le 11 mai 1920 Commandeur de la légion d’honneur le 14 octobre 1920 Grand-Officier de la légion d’honneur le 21 décembre 1926 Grand’ Croix de la légion d’honneur le 4 août 1936
Ordre général des morts sur le champs d'honneur
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Ordre général des morts sur le champs d'honneur pour Laurent Fransioli du 1er août 1917.
FRAD022 - René GUITTON | Albert MOREL et le Général LAVANIER
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Renée GUITTON était le grand-père maternel du contributeur.Capitaine au début de la guerre il a ensuite été nommé commandant. Il a été blessé neuf fois durant les combats. Son ami le Général LEVANIER lui a laissé ses écrits concernant différentes batailles de la guerre de 1914-1918. Albert MOREL était le père du contributeur. Né en 1895, il était simple soldat en 1914 puis aspirant à la fin de la guerre. || Deux citations dont une à l'ordre de l'armée de Albert MOREL, photographies, correspondance, écrits du Général LEVANIER (documents tapuscrits), un exemplaire d'un journal satirique : Le Rigolboche 10 avril 1915.


