FRAD067-301 Louis Egermann (1893-1934) | instituteur et officier de réserve sur le front oriental.

Soldbuch, cartes postales, papiers liés à son activité d'instituteur.
Louis Philippe Egermann est né le 17 octobre 1893 à Wittisheim (Bas-Rhin),dans un milieu de cultivateurs et une fratrie de 10 enfants. Il est décédé, le 28 décembre 1934 à Wackenbach (Bas-Rhin). Il se destine à devenir instituteur et étudie à l’école normale de Colmar (Haut-Rhin), entre avril 1912 et février 1915. Il n'est pas appelé au front au tout début de la guerre mais est nommé, en mars 1915, comme instituteur remplaçant à Oberhergheim (Haut-Rhin). Il rejoint le front oriental en 1916 comme sous-officier, puis devient lieutenant de réserve à Posen en 1917. Il est à Breslau en 1918 où il vit avec son épouse. Muni en 1923 d'un certificat d'aptitude pédagogique - il a effectué en 1919 un stage d'approfondissement du français à Versailles -, il exerce son métier d'instituteur,à Boesenbiesen, Bassemberg et Wackenbach. Il est marié en premières noces à Marthe Freschesser, puis en 1921 à Marie Joséphine Peck dont il aura trois enfants. ,

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CREATOR

Michel Casenave

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deu

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7

INSTITUTION

Europeana 1914-1918

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UGC

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europeana19141918:agent/4aecade42a04e8f648bf7326b37abc6b

Type

Story

Language

deu
fra
Français
Deutsch

Country

Europe

DataProvider

Europeana 1914-1918

Provider

Europeana 1914-1918

DatasetName

2020601_Ag_ErsterWeltkrieg_EU

Language

mul

Agent

Michel Casenave | europeana19141918:agent/4aecade42a04e8f648bf7326b37abc6b
Louis Philippe Egermann | europeana19141918:agent/a6cd7a203690393a1667598d00132ea2

Created

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Provenance

FRAD067

Record ID

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FRBMTO-047 Jean Charles Edouard Lafitte sur le front oriental

22 Items

Jean Charles Edouard Lafitte est né le 19 octobre 1889 à Toulouse ; il est décédé le 28 novembre 1973 à Toulouse. Il exerce le métier de tailleur d'habits. Son père Pierre Charles Lafitte, né à Bayonne, exerce le métier de ferblantier. Sa mère Eulalie-Maria Batut, née à Toulouse en 1869, est giletière. Jean Charles Edouard Lafitte, classe 9, fait son service militaire de 1909 à 1911 au 20e Régiment d'infanterie, 4e Compagnie à Montauban. Après le service militaire, il reprend son métier. Il se marie le 30 novembre 1912 avec Philomène Anaïs Bouillères, née le 14 novembre 1892 et décédée le 14 mai 1981, passementière. Une fille Paule Charlotte naît le 5 septembre 1915 à Toulouse. Elle sera sténo-dactylographe-comptable. C'est la maman et la grand-mère des contributrices. Puis naît un fils, Raoul Louis, en 1920 ou 1921, il sera préparateur en pharmacie. A la déclaration de guerre, Jean Charles Edouard Lafitte est appelé le 11 décembre 1915 dans le 148e Régiment d'infanterie de l'armée d'Orient en tant que 2e classe. Il continue son métier à l'armée en faisant des uniformes. C'est par un courrier de Monsieur Robert, habitant Gardouch, qui est devenu son ami et qui a écrit à sa famille le 30 novembre 1979, que celle-ci a pu avoir des informations sur la guerre. Monsieur Robert raconte dans sa lettre : - « Je l'avais connu en décembre 1915, sur le paquebot « Le Provence » qui transportait, sans aucun confort plus d'un millier de soldats, des chevaux, des canons et des munitions. J'écris « aucun confort » mais je pourrais ajouter sans « aucune sécurité » car aucun torpilleur, comme il fut fait par la suite, n'assurait notre protection. Or, l'ennemi savait ce qu'était ce transport et surtout où il allait ; aussi fûmes-nous attaqués par 3 fois, heureusement sans succès ; d'où nos arrêts en Tunisie, à Malte, aux abords du Cap Matapan où le sous-marin pourchasseur devait nous apporter le coup de grâce ; mais il ne put nous toucher. Et cependant quelle proie ! La cale était pleine à craquer et sur le pont tous les militaires se touchaient couchés comme des sardines dans leur boîte. Le hasard voulut que nous étions côte à côte et de suite, par notre accent toulousain, nous sympathisâmes. Le danger, au-delà des plaisanteries et des fanfaronnades – nous avions 25 ans – nous avait, pour tout le séjour, en Macédoine, fortement assemblés. Dès que nous fûmes dirigés sur le front, dans une région à peu près déserte, les villages ayant été rasés par la guerre gréco-turque de 1912, nous eûmes la même impression de malheur que sur le pont de Provence ; des camarades du Nord, de l'Est, de l'Ouest nous étaient hostiles parce que nous venions du Midi ; il nous fallut du temps à l'un et à l'autre pour conquérir un peu de sympathie ; des chefs froids et peu bienveillants nous faisaient la grâce des plus dures corvées ; les montagnes abruptes, le climat désagréable, bref tout nous lia encore davantage. Mais il y avait pire : Jean était marié et il avait laissé sa jeune femme éplorée et son enfant à Toulouse ; cet éloignement lui valait de très gros soucis car il songeait à cause de cela même à un avenir qui lui paraissait très énigmatique... ». Ce récit contraste avec les cartes postales que Jean Lafitte va envoyer pendant toute la durée de la guerre : de Tunisie, de Malte, du cap Matapan (Grèce), des Dardanelles, de Salonique et même d'Italie à sa femme ou à sa fille, qu'il appelle Paulette et qui est née après son départ. Il se veut rassurant. En 1916, pour sa femme, « … J'ai du travail qu'il me faut finir, je l'accomplis en sécurité sous le bruit du canon qui gronde incessamment... ». Pour sa fille, « ...Sois sage, écoute bien ta maman... » ou bien « ...Un Papa qui ne t'oublie pas ». L'envoi des cartes postales se succède régulièrement pendant toute la durée de la guerre et en fonction de ses déplacements. Elles sont de plus en plus brèves comme un touriste qui visiterait des pays. En 1917, « Bonjour de... », « Baisers de... » ou juste un commentaire « ...C'est dépaysant... ». Problème de censure, de temps ou impossibilité de décrire ce qu'il voit ? Le 22 décembre 1918, de Constantinople, il écrit le même jour, une carte à sa femme et une carte à sa fille. Il attrape la typhoïde et comme soins, on le plonge dans un bain rempli de glaçons. Il en revient avec un emphysème. Il reçoit la médaille commémorative d'Orient du 11 décembre 1915 au 23 mars 1919. Jean Lafitte a eu deux frères qui sont morts à la guerre sur le front occidental. Paul Eugène Emmanuel Lafitte, né le 26 décembre 1890 à Toulouse, décédé le 17 septembre 1914 et enterré dans une tombe individuelle, N° 207, à Suippes-Ville (près de Courtemanche, dans la Marne). Louis Raoul André Lafitte, né le 15 novembre 1894, disparu dans la Marne (Ferme de Beauséjour) le 7 mars 1915, tué à l’ennemi. A son retour de guerre, il fait connaissance avec sa fille. Celle-ci a du mal à se soumettre à son autorité. Il reprend son métier, et travaille à l'atelier Abdon, rue Bayard à Toulouse où il dirige 20 ouvrières pour la fabrication de costumes pour hommes. Puis il se met à son compte, place Roland, à Toulouse jusque vers ses 70 ans. En 1940, il a été réquisitionné pour surveiller le Canal du Midi. A sa petite- fille et à son arrière-petite-fille (les contributrices) qui l'ont connu, il parle des voyages, de sa découverte de l'Orient mais jamais des combats. || 1 - Album de cartes postales, en noir et blanc ou en couleurs, années 1914-1915-1916-1917-1918 (11 cartes postales retenues sur une soixantaine) – Ecrites au crayon à papier ou au stylo-plume. 2 - Photo en noir et blanc, format paysage - Jean Charles Edouard Lafitte est représenté en plan rapproché poitrine, en tenue militaire et tête nue 1915 (?) - Dimensions 15 cm x 11,5 cm – Anonyme 3 - Photo de groupe en noir et blanc, format portrait - Jean Charles Edouard Lafitte est assis au milieu, la jambe gauche repliée sur la jambe droite, en tenue militaire avec képi - Campagne 1915 – Dimensions 8,5 cm x 14 cm – Photo fixée sur un support postal – Anonyme

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FRAD067-221 Edmond Sénécal (1884-1930) | soldat normand et ambulancier-brancardier sur le front de l’Ouest.

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Edmond Sénécal, né le 20 mars 1884 à Lammerville (Seine-Maritime), écrivit plus d’une centaine de lettres à son épouse Suzanne, principalement entre mai 1915 et janvier 1919. Ambulancier-brancardier, sa correspondance nous emmène de la Somme, la Champagne et le Pas-de-Calais jusqu’au Creusot où il est soigné pour une blessure (juin-août 1916). Il partit ensuite vers Marseille puis Alger et Salonique en 1916 jusque début 1918. On le retrouve dans l’Eure, la Seine-et-Marne et le Loiret, puis dans l’est à Haguenau (fin 1918) et en Allemagne (Landau, Spire) jusque début 1919. Après la guerre, il reprit son activité de maçon mais mourut prématurément, le 15 mars 1930, d’un accident du travail à Grand-Couronne (Seine-Maritime).

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