FRAD022 - Contribution de Janine BUCHENET
Une affichette de l'école Saint-Charles de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), une affichette pour un galas au profit des blessés de guerre de Saint-Brieuc, cartes postales et tracts patriotiques, un jeu sur le front.
CREATOR
Janine BUCHENET
DATE
/
LANGUAGE
fra
ITEMS
10
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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FRAD062_108 - Contribution de Franck Jacob.
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Documents recueillis auprès de Franck Jacob, dans le cadre de la collecte du 16 novembre 2013. Le premier objet est un bâton de Lorraine de 1918 sculpté qu'un homme, ayant participé à la Grande Guerre et engagé dans la deuxième guerre mondiale, a laissé en gage à la grand-mère paternelle du contributeur pendant la seconde guerre mondiale, en échange de nourriture. Il avait dit qu'il reviendrai le chercher après la guerre mais il n'est jamais revenu. Franck Jacob est également en possession de 4 cahiers Guerre mondiale de 1914 : notes et souvenirs de l'Occupation de Lille (tomes 1, 5, 10 et 11) de provenance indéterminée. || - Bâton de Lorraine 1918. - Tables des matières de 4 cahiers Guerre mondiale de 1914 : notes et souvenirs de l'Occupation de Lille (tomes 1, 5, 10 et 11) de provenance indéterminée. || || Memorabilia || Bâton de Lorraine - 1918. || Remembrance || || Lille (Pas-de-Calais, France) || Home Front || Notes et souvenirs de l'Occupation de Lille. || Memoir || Tables des matières de 4 cahiers Guerre mondiale de 1914 : notes et souvenirs de l'Occupation de Lille (tomes 1, 5, 10 et 11) de provenance indéterminée.
Quelques précisions sur l'album anonyme (contribution FRBNBU-087)
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Le document 10208.136956.full (1).pdf de la contribution FRBNBU-087 Album d'un photographe professionnel anonyme de Jaques LASNE présente 19 photographies d'une revue ou remise de décoration par le Général Sarail. J'ai retrouvé dans l'album de mon grand père Charles Stéger, Secrétaire à la sous intendance de la 29ème Division du 15ème CA, une photographie de la même cérémonie. Cette photo à été prise à Dombasle au départ de la route de Montzéville, derrière la Maison du Général dont ont reconnait le toit et les cheminées à l'arrière plan. D'après le JMO du 55e RI il s'agit de la remise de la croix de Grand Officier de la Légion d'Honneur au général Heymann commandant le 15e CA par le général Sarrail commandant la IIIe Armée. Une compagnie du 55e RI et sa musique rendent les honneurs. || 1 remise de décoration à Dombasle le 1 mai 1915. 1 carte postale représentant la Maison du Général à Dombasle.
FRAD034-190_Anne DUPONT | viticultrice diplômée pour sa contribution à la défense de la patrie
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Le document dont il est question ici est un diplôme d'honneur décerné par le Conseil général de l'Aude à Anne Dupont qui en l'absence de son fils (sur le diplôme un seul de ses enfants est mentionné) appelé sous les drapeaux a assuré l'exploitation de la terre et contribué ainsi à la défense de la patrie, daté du 31 mai 1919. Il consacre et reconnaît le rôle économique et social des femmes à l'arrière du front pendant la guerre. Anne Dupont a certainement été proposé par le maire du village de Vinassan pour l'obtention de ce diplôme. Même du vivant des grands-parents de Remy Pech, ce diplôme n'est pas mis en valeur. Et pendant toute son enfance, il sait que ce diplôme existe, mais relégué au grenier. C'est son plus jeune frère qui conserve la maison familiale avec les papiers de famille. || Anne DUPONT, nom d'épouse PECH, est l'arrière-grand-mère paternelle de Rémy PECH. Elle naît le 15 janvier 1860 à Gaudiès (Ariège), non loin de Pamiers. Au recensement, elle est cataloguée sans profession, mais en réalité elle est viticultrice. Au moment de la déclaration de la guerre en 1914, elle réside à Vinassan (Aude), un village viticole à quelques kilomètres de Narbonne. Elle a deux enfants : François né en 1892 et André né en 1897(le grand-père de Rémy Pech). Anne Dupont est mariée à Jules Pech, né 1847, qui meurt subitement en 1910. Pendant la Première Guerre mondiale, Anne Dupont doit s'occuper seule de l'exploitation, ses deux fils n'étant pas considéré comme soutien de famille. L'un est mobilisé en 1916 ; André est fait prisonnier ; mais ils sont tous les deux revenus de la guerre et ont repris leur activité dans l'exploitation agricole. Ils ont tous les deux été viticulteurs toute leur vie. André n'a pas eu le certificat d'études, il a commencé à travailler jeune. Anne Dupont est appelée Anna par sa famille. Tous reconnaissent l'importance de son rôle pendant la guerre pour la tenue de l'exploitation. Elle tient un petit carnet où elle note les dépenses et récoltes, de manière maladroite et phonétique car elle ne sait pas bien écrire. Dans la saga familiale et dans le village de Vinassan, on souligne son mérite car elle a réussi à préserver la rentabilité de l'exploitation et l'a même améliorée. En effet, avant la guerre, elle a acheté une parcelle de terre à crédit qu'elle a réussi à rembourser. D'ailleurs après la guerre, elle fait une donation partage à chacun de ses enfants pour qu'ils puissent s'installer. Pourtant, à Vinassan, comme elle vient de l'Ariège, elle est qualifiée de montagnarde et vue un peu comme en retard pour ce qui touche à la viticulture. Elle a réussi à maintenir l'exploitation en recrutant des ouvriers, espagnols notamment, pour effectuer les tâches qu'elle ne pouvait faire elle-même. Mais elle a fait une grande partie du travail d'ordinaire réservé aux hommes. Elle est morte en 1932, deux ans avant la naissance de Remy Pech. On lui a toujours vanté Anne Dupont comme quelqu'un de courageux et d'avisé, qui a su faire face à son veuvage et au départ de ses enfants à la guerre. François et André lui ont tous les deux écrit régulièrement pendant leur absence. Il s'agit d'une correspondance assez abondante, écrite sur des cartes postales. Seules les lettres écrites par les fils sont conservés. Mais Anne a dû leur répondre, même si elle ne sait pas bien écrire. Remy Pech conserve aussi plusieurs photographies d'Anne Dupont : l'une où elle est parée d'une coiffe ; et une autre sous forme de carte postale, sur laquelle elle pose avec ses deux fils et des voisins devant l'église, sur la place du village. Remy Pech a souhaité participer à la Grande collecte car il est lui-même historien et a été bercé par l'histoire. Cela le touche aussi car il est né un 11 novembre, ce qui pour lui n'est pas anodin. Il a beaucoup parlé avec son grand-père qui était très pudique au sujet de la guerre, car il a été prisonnier et a connu de grandes difficultés, mais il lui en a raconté la misère. Sa participation est ainsi un devoir envers les anciens, mais c'est aussi un travail de mémoire pour ses enfants et petits-enfants, un devoir de citoyen.


