FRAD043_056 Deux frères alsaciens d'une guerre à l'autre | Emil et Joseph Brun
Mme Marie-Josèphe Filère conte ici l'histoire de son grand-oncle, Emil Brun , né à Eglingen, ville allemande en 1914 et maintenant dans le département du Haut-Rhin. Enrôlé sous uniforme allemand, il fut affecté au 113ème régiment d'infanterie (5ème Badois). Il est mort au combat le 4 mai 1917 à Freiburg im Briesgau. Son frère, Joseph Brun, grand-père de Marie-Josèphe, vécu après la guerre en Haute-Loire où il se mariera en 1923 pour s'installer ensuite à Mende (Lozère, France). Entré dans la Résistance lors de la Seconde guerre mondiale, il sera arrêté et déporté à Buchenvald d'où il ne reviendra pas.
Faire part de décès du Soldat Emil Brun.
Portrait de groupe devant l'entrée d'un garage boulevard de la république au Puy-en-Velay (France, Haute-Loire), y figure Joseph Brun (non repéré dans le groupe).
Vue de la page de garde d'un livre témoignage Devant la mort, auteur Henry Pouvereau, Editeur Librairie CL. Brouiller Coulommiers (Seine et Marne).
CREATOR
Marie-Josèphe Filère
DATE
1914 - 1944
LANGUAGE
fra
ITEMS
1
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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FRAD071-102 Georges LAZARD | d’une guerre à l’autre
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Récit de Guy Lazard sur son père Georges, né le 28 mars 1898 à Lyon (Rhône). La famille de Georges Lazard s’est installée à Mâcon (Saône-et-Loire) en 1902. Il va à l’école primaire près de la Préfecture à Mâcon. Après son certificat d’études, ses parents l’envoient en pension à Strasbourg, à l’Ecole universelle. Sa mère, originaire d’Alsace avait été expulsée en 1870 avec sa famille suite à l’annexion allemande. Il se fait renvoyer de cette école pour avoir chanté avec des camarades la Marseillaise le jour de la fête de l’Empereur Guillaume sur la place Kleber devant la statue en 1913 ou 1914. Il part alors en apprentissage à Paris où il gagne un peu d’argent en faisant de la figuration au Châtelet. De cette période, le contributeur se souvient que son père lui racontait qu’il était accoudé au Café du Croissant quand le coup fatal retentit, le 31 juillet 1914, lors de l’assassinat de Jean Jaurès. De la classe 1918, Georges Lazard, sous le matricule 930, bureau de Mâcon, est appelé alors qu’il n’a que 18 ans. Il est alors employé de commerce. Le 18 avril 1917, il est incorporé au 134ème Régiment d’Infanterie et reçoit son instruction à Bourg-en-Bresse (Ain), il passe au 9ème Bataillon aux armées, le 13 novembre 1917, puis au 169e RI de Montargis, le 28 janvier 1918. Il combat en Lorraine, dans la Somme, dans l’Aisne, au Chemin des dames et au Moulins de Laffaux. Il est blessé le 18 juin 1918 à Villers-Cotterets par balle à l’avant-bras et une seconde fois le 21 août 1918, sur le plateau du Mouron. Pour ses actes de bravoure, il reçoit deux citations à l’ordre de la Médaille Militaire. Après le 11 novembre 1918, il fait un an d’occupation en Allemagne à Aix-la-Chapelle et revient à Montargis après le traité de Versailles. Guy Lazard se souvient que son père parlait de la guerre tous les dimanches et notamment de la forêt d’Argonne, de la bataille de la Somme d’août 1918, de son premier combat : son baptême du feu. Aussi, que son lieutenant fut tué entre les lignes allemandes et françaises et qu’à la nuit, il était allé sur le champ de bataille chercher son corps. Pour cette action, il fut proposé pour une citation mais son supérieur lui a refusé pour motif qu’il était depuis trop peu de temps au front. Trois jours plus tard racontait-il, cet officier faisait décorer sa mule car elle lui avait sauvée la vie. De cet épisode, il avait gardé une certaine rancœur. Quand il est retourné à Montargis après le traité de Versailles, les parents de ce lieutenant l’ont invité un dimanche et lui ont donné les jumelles de leur fils pour le remercier de son acte. Il relatait également que son régiment avait rendu les honneurs aux funérailles nationales de Galliéni, ministre de la guerre et qu’il était entré en 1918 en premier en Belgique. Les populations les avaient accueillis avec tellement de ferveur, que certains leur prenaient leurs boutons en guise de souvenir. Si bien que tous les soirs, il fallait coudre de nouveaux boutons sur l’uniforme et qu’un service d’ordre avait été mis en place pour que les gens ne puissent plus les approcher. Il tenait particulièrement à une de ses citations qu’il lui avait été remise par le roi des Belges, le 16 août 1918. L’autre, lui avait été remise par Pétain et il n’en parlait jamais. Ces documents sous-cadres sont toujours accrochés chez le contributeur. Après la guerre, il a tenu un commerce sur les quais à Mâcon « Au petit marchand ». Guy Lazard se souvient qu’il était alors très important qu’il accompagne son père à la commémoration du 11 novembre. De cette période, il se souvient aussi que la 1ère chanson apprise de sa mère était « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine ». En lui prenant la main dans la rue, elle lui disait, on va faire les petits soldats et commençait à entonner cette chanson. Lors de la seconde guerre mondiale, Georges Lazard est mobilisé et revient en juillet 1940. Fin 1941, il est contraint par les lois antisémites du Gouvernement de Vichy de déclarer que sa famille est de confession juive. Dans ces documents, Georges Lazard et le Commissariat Spécial de Mâcon font état de sa participation à la première guerre et de ses citations. A la fin du second conflit mondial, il se cache avec son fils. Puis, entre autres parce qu’il parle bien allemand, il s’engage dans les troupes de Libération où il décède en 1945 au cours d’une mission en Allemagne, tué par une grenade. A ce titre, son nom est inscrit sur le monument aux morts du Square de la Paix à Mâcon. Son fils Guy Lazard a alors 13 ans. Guy Lazard a fait la Guerre d’Algérie et du fait de ce parcours familial et individuel, il s’est largement investit dans les associations d’anciens combattants. Il est porte- drapeau des officiers de réserve. Il tient à assister à la commémoration de la bataille de Rozelieures dans lequel s’est illustré le 134e RI de Mâcon, régiment de son père, en août 1914. Le contributeur attache une grande importance à la transmission de la mémoire. Lui-même témoigne devant les élèves de son parcours avec son père face aux persécutions des juifs lors de la seconde guerre mondiale.
ACA4640172_39_PELAY_01 - Jules et Joseph Schaegelen | deux frères dans deux armées ennemies
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Le village de Guewenheim, comme beaucoup de villages alsaciens, a navigué entre la France et l'Allemagne et les habitants ont changé 5, voire 6 fois de nationalité entre 1871 et 1945. Le village est occupé par les Français en 1914 mais la ligne et démarcation et les tranchées passent entre Guewenheim et le village voisin de Pont d'Aspach. Dans les tranchées, face à face, les soldats allemands et français jouent aux cartes ensemble. Mon grand-père, Jules Schaegelen, né en 1895, est donc de nationalité allemande, a fréquenté l'école allemande et travaille en 1914 comme serrurier aux Mines de potasse de Mulhouse-Graffenwald. Les Français arrivent à Mulhouse le 8 août 1914 mais les Allemands erprennent la ville le 10 août et incorporent tous les hommes qui s'y trouvent dans l'armée allemande. Jules ne peut même pas revenir chez lui à Guewenheim. Il sera par la suite envoyé sur le front russe et passera toute la guerre à réparer des fusils dans une cabane au milieu de la forêt : il racontait que, avec son copain (ils n'étaient que deux dans cette cabane), il était obligé de tirer des coups de fusil pour éloigner ou tuer les loups qui les encerclaient. Il ne se battra jamais. De son côté son frère Joseph habitait alors la petite ville de Masevaux (à 8 km de Guewenheim) : Masevaux étant occupée par les Français dès le début de la guerre, Joseph s'engagea dans l'armée française... || ACA4640172_39_PELAY_01_01 : Waffenmeister Kursus, von 14 Januar bis 1 März 1917 : promotion de maître d'armes de l'armée allemande, 14 janvier - 1er mars 1917 ACA4640172_39_PELAY_01_02 Joseph Schaegelen dans sa cabane sur le front russe.
FRAD034-140_Octave et Georges RENAULT | deux frères morts à la guerre
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Il s'agit d'un échange de correspondance écrite par Georges et Octave RENAULT à tous leurs frères et soeurs alors qu'ils se trouvent au front. Ils veulent tous les deux savoir et faire savoir ce qui se passe au front et dans les campagnes éloignées des zones de combat. Il y a également une photographie, dont Pierre Renault ignore les circonstances de prise de vue, ainsi que l'auteur. Pierre Renault a eu cette liasse de lettres par une tante qui les lui a offertes. Il espère les transmettre à ses petits-enfants. || Il s'agit des oncles de Pierre Renault, Octave et Georges. Ils sont nés dans une famille pauvre de cultivateurs de 12 enfants, au Chemin d'Aisey en Côte d'Or : Octave RENAULT en 1889 et Georges RENAULT, en 1892. Georges y est agriculteur, célibataire au moment de la mobilisation. Avant la guerre Octave est, lui, militaire de carrière, engagé à 18 ans ; il est alors fiancé. Au moment de la mobilisation, il est à l'école de Saint-Maixent. Au moment de sa disparition, il fait partie de la 13ème compagnie, du 208e régiment d'infanterie. Il a notamment été mobilisé en Tunisie. D'après un extrait d'article de journal, Octave a été lieutenant à titre provisoire au 45e régiment d'infanterie, et a été nommé Chevalier de la Légion d'honneur suite à une action menée le 17 décembre 1914, pendant laquelle il a été blessé. Octave et Georges sont tous les deux morts à la guerre, le premier en 1917 et le second en 1916 ; ils sont enterrés au cimetière du Chemin d'Aisey (21). D'après une de ses lettres, datée du 12 mars 1916, Georges est blessé et a reçu des éclats d'obus dans le bras, la jambe et l'oeil droits. Pierre Renault n'a pas connu ses deux oncles morts au combat. Il trouve que c'est important de participer à la Grande Collecte pour qu'on ne revoit pas un tel carnage un jour. || || Recruitment and Conscription || Letter || 01_Lettre du capitaine Octave Renault à Lucienne du 19 mars 1912 || || Recruitment and Conscription || 02_Lettre du capitaine Octave Renault à Lucienne du 19 mars 1912 || Letter || || Recruitment and Conscription || 03_Lettre du capitaine Octave Renault à Lucienne du 19 mars 1912 || Letter || || Front || Western Front || Letter || Guerre mondiale (1914-1918) -- Aspect sanitaire || 04_Lettre de Georges Renault à Lucienne du 12 mars 1916 || Medical || || Guerre mondiale (1914-1918) -- Aspect sanitaire || Letter || Back || 05_Lettre de Georges Renault à Lucienne du 12 mars 1916 || Medical || || La lettre est ornée d'un ruban tricolore. || 06_Lettre de Lucien Renault à ses parents et sa soeur, du 31 octobre 1915 || Letter || || 07_Lettre de Lucien Renault à ses parents et sa soeur, du 31 octobre 1915 || La lettre est ornée d'un ruban tricolore. || Letter || || La lettre est ornée d'un ruban tricolore. || Letter || 08_Lettre de Lucien Renault à ses parents et sa soeur, du 31 octobre 1915 || || Octave Renault porte la Légion d'honneur qu'il a reçu en 1915. || Photograph || 09_Portrait d'Octave Renault entre 1915 et 1917


