FRAD071-138 Antonin MICHELOT | violoniste virtuose.
Récit de Jean-François FARGET sur ses grands-parents maternels Antonin et Marguerite MICHELOT et sa mère Simonne FARGET, née MICHELOT.
C’est en 2007, peu après le décès de Simonne, sa mère, que Jean-François FARGET a découvert un ensemble de lettres rédigées pendant la Première Guerre mondiale par Antonin MICHELOT son grand-père maternel. Convaincu de l’intérêt de ces documents et engagé dans une démarche de transmission, d’abord entreprise au sein du cercle familial, M. FARGET a permis aux Archives départementales de Saône-et-Loire de numériser 60 correspondances.
Ces courriers atypiques, de plusieurs pages chacun, rédigés du 8 août 1914 au 18 août 1918 par Antonin MICHELOT, à l’attention de sa femme Marguerite et de sa belle-mère Louise MEUNIER, sa maman de substitution pour lui qui avait perdu la sienne, retiennent particulièrement l’attention. Musicien avant toute chose, Antonin parle avec intensité de lectures et de musique plutôt que du quotidien et livre sans détour les pensées que sa nouvelle vie lui inspire.
En 1914, Antonin a 32 ans. Il est violoniste et vit à Mâcon avec sa femme Marguerite (24 ans), violoniste et pianiste. Tous deux partagent en commun une passion pour la musique qu’ils jouent en virtuoses. Mobilisé en août, Antonin est affecté à la 8ème section des infirmiers militaires et commence la guerre en s’occupant de tâches administratives (vaccination des troupes contre la typhoïde…). En décembre, il est nommé brancardier et rejoint la région d’Amiens. De son côté Marguerite s’engage comme infirmière à l’hôpital temporaire n°20 de Mâcon. Connaissant une baisse de moral à l’automne 1915, Antonin revit en recevant son violon au front au début du mois de novembre et en apprenant quelques semaines plus tard la grossesse de sa femme ; laquelle accouchera d’une petite Simonne « Monette » le 4 septembre 1916. Hospitalisé courant 1916, Antonin rejoint le front en milieu d’année 1917 (secteurs de Noyon, Montdidier et Châlons-sur-Marne) après avoir été reconnu apte au service par une commission d’aptitude à Marseille. En 1918, alors qu’il avait annoncé par courrier avoir la ferme conviction de pouvoir venir en permission à Mâcon pour l’anniversaire de sa fille, Antonin meurt à 34 ans de maladie contractée en service commandé la veille des deux ans de Simonne dans une ambulance à La Veuve (Marne). Son corps repose dans la nécropole de Sept-Saulx. Remariée en 1921 avec Henri POURROT, un ami d’enfance, Marguerite confie Simonne aux bons soins de ses grands-parents et quitte Mâcon. A cette séparation restée à jamais douloureuse pour Simonne, s’en est bientôt ajoutée une autre. En 1929, Simonne, âgée de 13 ans, perd également sa mère (37 ans), emportée par la tuberculose.
Portrait de Marguerite et Antonin MICHELOT.
Photograph
Lettre d’Antonin MICHELOT datée du 3 novembre 1915 dans laquelle il signale avoir rejoué du violon pour la première fois depuis son départ au front.
Lettre d’Antonin MICHELOT datée du 3 novembre 1915.
Letter
Lettre d’Antonin MICHELOT datée du 31 décembre 1915.
Lettre d’Antonin MICHELOT datée du 31 décembre 1915 dans laquelle il annone à sa femme son émotion de savoir qu’elle est enceinte.
Lettre d’Antonin MICHELOT datée du 18 janvier 1916 évoquant plusieurs concerts donnés aux armées.
Lettre d’Antonin MICHELOT datée du 18 janvier 1916.
CREATOR
Archives départementales de Saône-et-Loire 1
DATE
/
LANGUAGE
fra
ITEMS
4
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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FRAD071-119 François LOUARN
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Récit de Marie-Laure Gaudillère pour son grand-père François Louis LOUARN, né le 20 décembre 1887 à Lothey (Finistère). Il a effectué son service militaire au 64ème Régiment d’infanterie d’Ancenis (Loire-Atlantique). Cultivateur à la ferme familiale de Kérével, hameau de Lothey, il est ensuite rentré à l'arsenal de Brest, mais n’y est resté que très peu de temps du fait de la mobilisation générale d’août 1914. Il est alors affecté au 262ème Régiment d’Infanterie. Souvent exposé au danger, l’armée lui a décerné 3 médailles et une citation à l’ordre de son régiment : « Le chef d’escadron Lefebvre, commandant le Groupement III A.S., certifie que le soldat LOUARN était présent au groupement pendant les combats de juin 1918 et qu’il a pris part aux attaques comme homme d’élite (262e RI) ». Pendant la guerre, son épouse Marie Françoise Madec (1894-1968) travaillait à la poudrerie à Pont-de-Buis, à 5 km de Lothey. Son fils Jean François est né le 1O janvier 1915 à Lothey, alors qu’il est sur le front. François Louis LOUARN est rentré de la guerre en avril 1919. Après la guerre, il est devenu boulanger à Lothey, son épouse tenant l'épicerie, puis il a été recruté comme facteur. C’était un joueur d’accordéon. Il est décédé le 12 février 1942 à Lothey alors que son fils Jean François est prisonnier en Allemagne ; l’un n’aura pas vu une naissance, l’autre un décès, … à cause de deux guerres. Son frère Louis Marie LOUARN (1895-1986), également né à Lothey, a reçu la Légion d’honneur et la médaille militaire pour son comportement au combat lors de la guerre 1914-1918. || Photographie à Saint-Nazaire (s.d.). Carte-postale - photographie de groupe (3 novembre 1918). Photographie avec sa famille pendant une permission (1918).


