Alain Nedelec dans la Grande Guerre

Cette photo est la seule qui existe de mon arrière-grand-père Alain Nedelec, cantonnier à Plomeur dans le pays Bigouden (29), elle a été prise le jour de son départ pour le front sur un quai de la Gare de Quimper, il pose avec mon arrière-grand-mère Marie Louise Stéphan. Réformé dans un premier temps, Alain a vite été déclaré apte et a rejoint le 151ème Régiment d'Infanterie en Argonne début 1915. Soldat de deuxième classe à la 10ème compagnie du 151ème RI, il a été tué le 25 septembre 1915 vers midi entre Aubérive-sur-Suippes et Saint-Hilaire-Le-Grand au premier jour de l'offensive de Champagne, d'une blessure à la tête selon la mémoire familiale. Il est inhumé à la Nécropole Nationale de Mourmelon-le-Grand dans la Marne, tombe n°1755. Alain avait 32 ans et avait trois enfants en bas-âge dont mon Grand-père Pierre,dès lors pupille de la Nation.

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CREATOR

Nedelec Erick

DATE

1915-02-01 - 1915-09-25

LANGUAGE

fra

ITEMS

1

INSTITUTION

Europeana 1914-1918

PROGRESS

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METADATA

Source

UGC

Contributor

europeana19141918:agent/0b8c4660fd283f28485db98b6fe008e4

Date

1915-09-25
1915-02-01

Type

Story

Language

fra
Français

Country

Europe

DataProvider

Europeana 1914-1918

Provider

Europeana 1914-1918

DatasetName

2020601_Ag_ErsterWeltkrieg_EU

Begin

1915-02-01

End

1915-09-25

Language

mul

Agent

Nedelec Erick | europeana19141918:agent/0b8c4660fd283f28485db98b6fe008e4
Pierre Nedelec | europeana19141918:agent/711ad5f88be6ba857859ef3889ee4d70
Alain Nedelec | europeana19141918:agent/fe220bb805919f68802c21592fe259f2

Created

2019-09-11T08:50:19.158Z
2020-02-25T08:53:42.464Z
2013-11-07 19:16:01 UTC
2013-11-07 19:17:51 UTC

Provenance

INTERNET

Record ID

/2020601/https___1914_1918_europeana_eu_contributions_7343

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Deux frères dans la Grande Guerre

15 Items

10 photos, 1 carte postale et reproduction de 4 documents écrits || Henri Joseph SAURAT, mon grand-père maternel, est né le 12 mars 1893 à Chalabre, dans l'Aude. Incorporé dès le 26 novembre 1913 Henri, classé soutien indispensable de famille par le conseil cantonal de sa commune, n'est affecté au 80ème R.I. que le 2 mars 1914. Arrivé au corps le 3 mars du même mois, en tant que soldat de 2ème classe, il ne retrouvera la vie civile que le 1er septembre 1919. Plus de cinq longues années d'épreuves et de souffrances dont il sortira marqué à vie, autant psychiquement que dans sa chair. En l'absence de documents précis, il est difficile de suivre son journal de marche au cours de cette période. Je ne peux qu'en signaler les principales étapes au vu de son état signalétique et des services militaires. Baptême du feu en Lorraine sanctionné, en août 1914, par un éclat d’obus. En juin 1915, c'est la bataille de l'Yser qui lui vaut une seconde blessure laquelle le tient éloigné du front pendant plusieurs mois. Mais c'est aussi l'enfer de Verdun (Fleury-sous-Douaumont, la cote 304…), en 1916-1917. Au printemps 1918, on le retrouve en Alsace (pont d'Aspach) puis dans les Flandres, au mont Kemmel, où il est à nouveau blessé, en juin, par un éclat d'obus. De retour sur le front début juillet, il finira la guerre dans la région de Laon (Ailette, La Serre). Pour les soldats les moins gravement blessés, le temps des soins devait constituer une sorte de respiration en attendant leur retour sur les champs de bataille. En effet, évacués « vers l'intérieur », ils faisaient une halte plus ou moins longue dans un hôpital pour parfaire leur remise en forme. Ainsi, c'est à Beaugency (Loiret) dans le couvent des Ursulines transformé en hôpital militaire que l'on retrouvera Henri au moins à trois reprises pour des séjours de parfois six mois. A l'image de la plupart des anciens combattants, il ne se montrait guère bavard concernant sa vie de soldat. Mais, sans doute, gardait-il en mémoire de terribles images, irracontables, comme celles que la rumeur familiale me rapporta après le décès de mon grand-père, en 1956. Est-ce en référence au métier qu'il exerçait dans la vie civile – celui de boucher – qu'il fut, dit-on, parfois commis au triste rôle de « nettoyeur de tranchées » après l'assaut? Quoi qu'il en soit, on murmurait que seul l'alcool - voire pire, avait pu lui insuffler suffisamment de courage ou d'inconscience pour mener à bien ces pénibles missions. La Dépêche du Midi consacra un court hommage à Henri lors de ses obsèques. Le journal rappela qu'il « était titulaire de la Croix de Guerre, avec sept citations, et de la Médaille Militaire. Blessé à plusieurs reprises, il avait été également gazé et diminué physiquement. » Jean Hervé SAURAT, frère cadet d'Henri, est né le 17 août 1896, également à Chalabre. À la différence de son aîné, il est recruté alors que les combats font partout rage. Incorporé à Narbonne, en août 1916, il rejoint finalement Arras au sein du 33ème R.I., 1er corps d'armée, 10ème compagnie. Moins d'un an plus tard, il est engagé dans la difficile bataille des Flandres, particulièrement éprouvante au regard des conditions climatiques et de la résistance acharnée des forces ennemies. De fait, Jean Hervé est mortellement blessé à Steenstraat, non loin d’Ypres, en Belgique, le 15 juillet 1917. Il avait moins de 21 ans… Bien que son nom figure sur le monument aux morts de Chalabre, aucune tombe ne semblait avoir recueilli ses restes dans le cimetière de la commune. En fait, c’est à mille kilomètres de là qu’il fallait chercher, au sein de l’immense nécropole nationale Notre-Dame-de-Lorette, à Amblain-Saint-Nazaire, dans le Pas-de-Calais. Là-bas, j’ai récemment découvert avec émotion une simple croix blanche marquée de son nom, perdue parmi des milliers d’autres, et qui matérialise le lieu où j’ai pu me recueillir près de cent ans après la disparition tragique de mon grand-oncle. Jean Hervé passe pour être le premier soupirant de ma grand-mère mais, ironie de l'histoire, le destin fit qu'Henri Joseph, son frère, devint finalement mon grand-père!.. || || Henri Joseph SAURAT || Henri SAURAT prêt à combattre || || Nederlands || Français || Henri Joseph SAURAT || Un peu de détente (Henri, à gauche) || || Français || Henri SAURAT (au fond, à droite) à l'Hôpital de Beaugency || || Henri SAURAT (au fond, à gauche) à l'Hôpital de Beaugency || Français || || Henri SAURAT (au milieu, à gauche) à l'Hôpital de Beaugency || Français || || Carte postale || Beaugency || Hôpital militaire de Beaugency || Français || || Français || Livret militaire d'Henri SAURAT || || Français || Henri SAURAT - Diplôme de médaille militaire || || Henri SAURAT - Certificat de bonne conduite || Français || || Français || Jean Hervé SAURAT, en tenue (12 novembre 1916) || || Français || Acte de décès de Jean Hervé SAURAT || || Monument aux morts de CHALABRE || Français || || Français || Jean Hervé SAURAT - In Memoriam || Monument aux morts de Chalabre || || Français || Tombe de Jean Hervé SAURAT || Nécropole Nationale N-D-de-Lorette (Amblain-St-Nazaire) || || Tombe de Jean Hervé SAURAT et la basilique ND-de-Lorette || Français || Nécropole Nationale N-D-de-Lorette (Amblain-St-Nazaire)

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un breton dans la Grande Guerre

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portrait de René Brochec || Mon grand-oncle maternel René Brochec est né le 9 mai 1895 à Cléder (Finistère)dans une famille de modestes agriculteurs. Mobilisé avec la classe 1915 bureau de recrutement de Brest matricule 2361, il passe successivement du 1er régiment mixte de zouaves au 2ème régiment de zouaves. Gravement blessé, il est amputé d'une jambe. Il décède à l'hopital auxiliaire n°237 de Saint Germain -en-Laye (Seine-et-Oise) le 3 juillet 1917.

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Louis Chatel dans la Grande Guerre

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Né le 15 octobre 1893 à Montmirey-la-Ville (Jura), Louis Chatel était plâtrier, d'une famille de vignerons. Appelé sous les drapeaux en 1913, Louis a fait son service militaire au 172e régiment d'infanterie de Belfort. À la mobilisation, il est dirigé sur la Meuse, dans le secteur de Saint-Mihiel. Blessé une première fois par un éclat d'obus au bois d'Ailly en 1915, Louis Chatel est de nouveau blessé à la côte 304 en 1917 puis gazé dans l'Aisne en 1918. Il a été cité trois fois à l'ordre du régiment pour actes de bravoure et de courage sous le feu nourri de l'ennemi. Après la guerre, il se marie en 1923 et a trois enfants. En 1977, Louis Chatel, déjà médaillé militaire depuis le 13 juin 1932, est nommé chevalier de la Légion d'Honneur. Le discours prononcé à cette occasion fait part d'une vaillance exemplaire pour défendre son pays. Louis Chatel est décédé à Bobigny le 23 septembre 1985. || Photographie de Louis Chatel au sein d'un groupe de soldats || || Photograph || Louis Chatel et des soldats de son régiment || Louis CHATEL

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