FRAD067-101 Cinq photographies de Georges Lautemann (1895-1969) | sous-officier au M.W. Batl. III (armée allemande)
De ce qu'a vécu son père pendant la Grande Guerre, sa troisième fille ne peut guère dire autre chose, en présentant cinq clichés qui en subsistent, que il a fait Verdun et a été blessé.
La consultation de son dossier individuel d'Ancien combattant (Arch. dép. Bas-Rhin, cote 718 D 331, dossier 49) permet toutefois de retracer son parcours et de tenter de situer et dater ces photographies.
Georges Guillaume Philippe Lautemann (01/01/1895-17/03/1969) a été incorporé pour le service armé le 17/06/1915. Après un passage à la 4. Ersatz-Kompagnie, Pionier Ersatz Batl. 14, il est muté le 13/10/1915 au Minenwerfer Ersatz Regiment 1, 9. Ersatz-Kompagnie, et passe par la Minenwerfer Schule à Markendorf, 3. Kompagnie. Dirigé sur le front occidental fin octobre 1915, il appartient du 11/11/1915 au 12/12/1916 au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt. (unité combattante). Il participe ainsi, en charge de mortiers d'infanterie, aux combats de position près de Langemarck (26. Reserve-Division) du 18/11/1915 au 17/01/1916, puis près d'Azannes, au nord de Verdun (5. Armeekorps) du 18/01 au 20/02/1916 ; aux combats près de Verdun et sur la côté orientale de la Meuse (3. Armeekorps et X. Res. Armeekorps) du 21/02 au 09/04/1916, puis devant Verdun et sur la côte occidentale de la Meuse (Bois d'Avocourt) (2. Inf. Division et 192 Inf. Division), du 17/05 au 18/09/1916 (ce qui lui vaudra près de 40 ans plus tard la reconnaissance de 4 mois et 2 jours de services militaires justifiant l'attribution de la retraite du combattant). S'enchaînent ensuite les combats sur la Somme (20/09-26/11/1916), près d'Arras (13/04-07/06/1917), en Flandres (26/08-28/11/1917), dans le Haut-Rhin (05/12-22/12/1917), en Artois et pour la préparation de la Grande bataille de France (05/03-20/03/1918). Après avoir pris part à la bataille offensive entre Mouchy et Cambrai (21/03-23/03/1918), il participe à l'assaut dans le secteur de la Scarpe (28/03/1918). Il est blessé par éclats d'obus au dos près d'Arras le 29/03/1918. La fin de la guerre sera pour lui une succession de séjours en hôpitaux militaires (Vis-en-Artois, Hal, Aurich, Heuberg/B, Strasbourg, Überlingen a/S.).
D'après le Tagesbefehl n° 173 du 30/07/1917, Georges Lautemann a été muté au Stab et nommé Batl's Frontbeobachter für den Heerenswetter-dienst. Il a été promu Gefreiter le 11/11/1915, etatsmässiger Unteroffizier le 08/04/1916. Il a été décoré Croix-de-fer 2e classe le 12/04/1916 et Croix-de-fer 1ère classe le 20/08/1917.
5 photographies
s.l. (Flandres)
Photographie de Georges Lautemann, sous-officier au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt. (1er rang debout, 3e en partant de la gauche, en culotte et guêtres, avec camarades non identifiés), en Flandres, s.d. 1917.
Georges Lautemann, sous-officier au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt. (1er rang debout, 3e en partant de la gauche, en culotte et guêtres, avec camarades non identifiés), en Flandres, s.d. 1917
Front
Photograph
Photographie de Georges Lautemann, sous-officier au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt., dans ses fonctions de Frontbeobacter für den Heereswetterdienst (avec un camarade non identifié), s.l. front occidental, s.d. 1917-1918
Georges Lautemann, sous-officier au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt., dans ses fonctions de Frontbeobachter für den Heereswetterdienst (avec un camarade non identifié), s.l. front occidental, s.d. 1917-1918
Photographie de Georges Lautemann, sous-officier au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt., dans ses fonctions de Frontbeobachter für den Heereswetterdienst (avec un camarade non identifié), s.l. front occidental, s.d. 1917-1918
Georges Lautemann, sous-officier au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt. (au centre, tête penchée, avec camarades non identifiés), dans une tranchée, s.l. front occidental, s.d. 1916-1918
Photographie de Georges Lautemann, sous-officier au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt. (au centre, tête penchée, avec camarades non identifiés), dans une tranchée, s.l. front occidental, s.d. 1916-1918
Guerre mondiale (1914-1918) -- Aspect social
Photographie de Georges Lautemann, sous-officier au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt. (1er rang assis, 2e en partant de la gauche, avec camarades non identifiés), s.l. un des hôpitaux militaires où il a été soigné ?, s.d. 1916-1918.
Guerre mondiale (1914-1918) -- Campagnes et batailles -- Front occidental
Georges Lautemann, sous-officier au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt. (1er rang assis, 2e en partant de la gauche, avec camarades non identifiés), s.l. un des hôpitaux militaires où il a été soigné ?, s.d. 1916-1918
Photographie de Georges Lautemann, sous-officier au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt., en famille (en uniforme, décoré de la Croix-de-fer), s.l., s.d. 1916-1918
Georges Lautemann, sous-officier au Minenwerfer Batl. 3, 4. Abt., en famille (en uniforme, décoré de la Croix-de-fer), s.l., s.d. 1916-1918
CREATOR
GERBER Bernadette
DATE
1915 - 1918
LANGUAGE
fra
ITEMS
10
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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2 photographies, v. 1918 || Né à Lemberg (Moselle), Johann Peter Brisbois est tombé au combat sous l'uniforme allemand, près de Grougis (Aisne), peu avant la fin de la guerre. Son décès est ainsi reporté le 19 décembre 1919 par l'officier d'état civil de Lemberg : Le commandant du Régiment d'infanterie de Réserve n° 269 de l'armée allemande a communiqué que Monsieur Jean Pierre Brisbois, tailleur sur cristaux, célibataire, pionnier du Régiment d'infanterie de la Réserve n° 269, compagnie de lances-mines, âgé de vingt et un ans, de religion catholique, demeurant à Lemberg, né à Lemberg (...) est décédé aux combats près de Grougis le douze octobre de l'année mil neuf cent dix-huit. Son neveu a également connaissance d'une lettre d'un camarade, le Pionier Römer, aus Bärenthal (Minenwerfer Compagnie Regiment 269), adressée à sa famille et détaillant les circonstances de sa mort : Muss Ihnen leider die traurige Nachricht mitteilen, dass Euer lieber Sohn und Bruder Johann Peter am 12/10 Nachmittags 3 Uhr vor dem Feind gefallen ist. Am 11 Abends gingen wir zusammen in ein Loch. Am 12 Mittags griff der Feind an. Wir wollten noch Munition vorholen. Er ging vor mir. Auf ein mal sah ich dass er hinfiel, meinte aber er sei bloss verwundet. Er hatte aber einen Halsschuss und war sofort tod. Er hat kein Wort mehr gesprochen, hatte so zu sagen einen schönen Tod. Ich nahm ihm gleich Uhr, Meser und Geldsack ab (12,20 Mark). Nachher mussten wir zurück und der Feind kam in unsere Stellung : wir konnten Ihn leider nichtmehr zurück holen. Aber hoffentlich hat Ihn der Feind schön begraben. Er war ein gutter und ehrlicher Kamerad von uns.
FRAD067-124 Jacques et Emile Humann | d'Entzheim (Bas-Rhin) : deux frères sous les armes (armée allemande)
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Papiers militaires de Jacques Humann (Soldbuch, Entlassungsschein, Militärdienstzeitbescheinigung, 3 cartes d'ancien combattant), 1 photographie, 50 cartes postales adressées par Jacques Humann à son père Daniel Humann (1914-1918), 8 cartes postales reçues par Jacques Humann (1914-1918), 13 cartes-photos non écrites non datées (principalement Macédoine), 5 cartes envoyées par Emilie Humann à son père Daniel Humann, 8 cartes reçues par Emile Humann (dont 3 cartes de son frère Jacques). Parmi les documents prêtés, seul un carnet de notes n'a pas été numérisé (Kriegserlebnisse, 05/08/1914-25/03/1916). || Jacques Humann dit « Burjöckel » (1894-1978) est l’un des trois hommes à l’initiative, en 1921, du monument aux morts de la Première Guerre mondiale d’Entzheim (Bas-Rhin), rénové et repositionné en 2003. Sa petite fille, Mme Yvonne Brevers, en présente la correspondance complète - qui s'avère après étude contenir également des lettres de son frère Emile (1897-1983), également engagé dans la guerre. Fils de Daniel Humann et Marie Eve Bauer, Jacques Humann a été mobilisé du 5 août 1914 au 4 décembre 1918. Le 19/10/1914 il est versé de l’Ersatz-Bataillon Fußartillerie-Regiment 18 à la 3. Batterie Fußartillerie-Bataillon 159, unité dans laquelle il poursuivra toute la guerre. Ses services sont les suivants : bataille de Lodz (26/11-15/12/1914) ; bataille de Rawka-Bzura (18/12/1914-16/07/1915) ; combats de position à la frontière grecque, sur le fleuve Vardar (Axios) (04/03-15/09/1916) ; combats autour de la position de Jarabitzna (non loc.) (10/05/1917) ; percée sur le front macédonien (16/09-21/09/1918). « Überzähliger Gefreiter » (27/01/1916) puis « etatmäßiger Gefreiter » (24/12/1917), il est décoré de la Croix-de-fer (Eisernes Kreuz zweiter Klasse) le 17/12/1917. Le parcours de son frère Emile, faute de papiers militaires ou de dossier d'ancien combattant conservé à son nom aux Archives départementales du Bas-Rhin, est plus difficile à retracer. Les cartes postales conservées indiquent qu'il appartenait au 2 Garde Reserve Regiment, 11 Kompagnie 3 Bataillon, visiblement stationné en Belgique ou dans le Nord de la France (cartes envoyées par lui les 30/10/1916, 23/03/1917 et 21/01/1918 représentant respectivement le Théâtre Royal de la Monnaie à Bruxelles, le portail de la cathédrale de Tournai et l'église de Carvin).
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