01-Lettre manuscrite de Marius Rousselet en 1915 à son frère cadet pour le soutenir à la veille de son départ au front
Lettre manuscrite, ou extrait de lettre, non signée, de Marius Rousselet, frère aîné, sur le front depuis le début des hostilités, qui écrit à son frère cadet à la veille de partir pour le soutenir. Il s'agit d'un manuscrit d'une lettre ou d'un extrait de lettre qui est parue le 1er juillet 1915 à la page 2 (colonnes 3 et 4) de L'écho de Paris avec le titre Les deux frères(cf Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k808218t/f2.image). Ce manuscrit comporte la mention au crayon en haut à gauche de la main de Marius Rousselet lettre écrite par moi à mon frère à la veille de partir au feu reproduite sur L'Echo de Paris du 1er juillet 1915. Ci dessous un extrait de la lettre : Où est il le temps où, sans souci de l’avenir, choyés par nos parents, nous nous amusions de bon cœur et vivions auprès d’eux dans une parfaite quiétude ? Actuellement, mon cher Robert, un devoir nous est échu ; celui de défendre la Patrie contre l’envahisseur. Je me suis lancé de tout cœur dans l’accomplissement de ce devoir, et je suis persuadé que « mon bleu » - permets-moi cette expression – affrontera comme son ancien le bruit du canon avec courage, et que rien ne te fera reculer. J’ai assisté à de grandes et belles choses, et aussi à des spectacles émouvants ; la guerre est cruelle, mais elle donne de sages leçons. J’écris à maman qu’elle ne se tourmente pas de l’absence de ses fils, que l’aîné est parti et que le plus jeune part aussi pour défendre la Patrie, et qu’elle doit être fière de les donner à la France. Et si tu vas à la guerre, mon bon petit Robert, tu t’habitueras petit à petit à la rigueur du temps, à la discipline, et tu en sortiras fort et fier d’avoir servi noblement dans cette gigantesque lutte. Parfois tu seras transporté d’enthousiasme en voyant le succès des troupes françaises ; en d’autres circonstances, tu te laisseras peut-être abattre par un échec minuscule ; mais comme moi, aie toute confiance en la France et le cœur toujours gai. Pars, mon cher frérot, pour faire un bon petit soldat, et conserve l’espoir de me revoir bientôt. Et le journal conclut avec ces quelques mots Voilà les hommes qui nous défendent. Voilà leur état d'âme après onze mois de guerre.
CREATOR
Bibliothèque nationale de France
Bussy-saint-Georges
3
DATE
1915-07-01
LANGUAGE
fra
ITEMS
0
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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