FRBNFM-236 Louis Décout | transmission d'un bien lourd héritage
Louis Décout, issu d'une famille catholique parisienne, ancien élève jésuite, homme de confiance du joailler Boucheron, part combattre en 1914. Il fait des tranchées autour de Paris en 1914 puis il est envoyé courant 1915 auprès du 74e territorial d'infanterie en difficulté après la première attaque au gaz à Ypres. Adjudant au 74e territorial d'infanterie, il meurt à la suite de ses blessures sur le front de l'Oise le 22 novembre 1916. La version officielle de sa mort diffère du témoignage de ses camarades. Il laisse une femme et deux filles, l'une née en juin 1912 et l'autre en février 1915. Sa femme entretient le souvenir de son époux en recopiant pour ses filles des extraits de ses lettres, en constituant des albums photographiques, en faisant imprimer une carte du souvenir. Elle a même récupéré l'éclat de crapouillot qui l'a blessé et l'a donné à ses filles. Lourd héritage... Sa fille aînée, née en 1912, épouse un combattant de la guerre en 1941, Philippe Bernard de Raymond (né en 1888). Son fils est le contributeur.
01 Photographie de Louis Décout en uniforme, 15 mai 1916
02 Annonce du décès de Louis Décout par le capitaine de la compagnie
03 Lettre d'un camarade de tranchée à sa veuve, 18 février 1917
04 Cahier de Cécile Décout recopiant pour ses filles des extraits des lettres de guerre de son mari
CREATOR
Philippe Bernard de Raymond
DATE
1914 - 1918
LANGUAGE
fra
ITEMS
1
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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03-Lettre d'un camarade de tranchée de Louis Décout au frère cadet | 18 février 1917
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Lettre d'un camarade de tranchée de Louis Décout, le soldat Vimont, tailleur de pierres, au frère aîné de Louis Décout, Alexis Décout, aumônier militaire au 88e division d'infanterie territoriale, racontant le décès de Louis Décout, 18 février 1917
01-Photographie de l'adjudant Louis Décout | 15 mai 1916
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Photographie N/B de l'adjudant Louis Décout, 15 mai 1916
FRBNFM-250 Louis Nourry
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Louis Nourry était le grand-père de la contributrice. Il faisait partie du 26e Régiment d'artillerie ; il y était canonnier, en même temps qu'il occupait le poste de trompette à cheval et jouait le rôle d'agent de liaison. Menuisier de son métier, il a découvert le monde des chevaux à l'occasion de la guerre. Il faisait partie de la classe 14, donc n'avait pas encore fait son service militaire : il a été incorporé en janvier 1915 et il est parti à Chartres suivre une formation. Il aimait beaucoup son cheval, devenu son compagnon. Un jour que son cheval s'emballait, pris de peur en raison d'un coup de fusil, il lui a donné un petit coup d'éperon pour le calmer et lui a fait une égratignure : Louis Nourry a eu droit pour cela à quelques jours d'arrêts, ce dont il a été très peiné. Son plus jeune frère, Georges, s'est engagé volontaire vers 1917 (entre janvier et juin), en devançant l'appel, par dépit amoureux. Il a été incorporé dans les zouaves et envoyé à Tunis. || Une photographie de L. Nourry à cheval. Une citation à l'ordre de l'armée. Une lettre de son frère, sur le front d'Orient.


