FRAD071-038 François ROZIER et Claudius JOURNET | des agriculteurs dans la tourmente

Photos et livret militaire de François Rozier. Photo et certificats militaires de Claudius Journet
Récit de Mme Rozier résidant en Saône-et-Loire sur François Rozier, grand-père paternel et Claudius Journet, grand-père maternel de la contributrice. François Rozier est né le 8 décembre 1898 à Crottet (Ain). Il est incorporé le 2 mai 1917, à 19 ans. Il passe le 4 juin 1918 au 60ème Régiment d’Infanterie puis au Régiment d’Infanterie colonial d’Orient en mai 1919. Il est démobilisé le 11 juin 1920. Il était agriculteur. La contributrice a vécu avec son grand-père sur l’exploitation familiale qu’à repris ensuite son père. A l’occasion d’un voyage de la contributrice en Turquie vers l’âge de 27 ans, son grand-père lui a parlé, de Constantinople, du Bosphore sans dire qu’il y avait fait la guerre. Très unis, madame Rozier se rappelle avec émotion qu’elle allait étant enfant, tous les ans, avec son grand-père à la commémoration du 11 novembre où il retrouvait ses camarades. Depuis son décès , madame Rozier se fait un point d’honneur d'assister les 11 novembre à la commémoration à Mâcon en hommage à son grand-père et à tous les autres. François Rozier a fait la seconde guerre mondiale, il a été prisonnier en Autriche (stalag XVIIA) et parlait plutôt de cette guerre. Il est décédé en septembre 1976. La contributrice a demandé à sa mère de rechercher dans les documents familiaux pour en savoir un peu plus. Journet Claudius, Grand-père maternel de la contributrice, est né le 22 juin 1897 à Bagé-la-Ville (Ain). Agriculteur. Il est incorporé au 44ème Régiment d’Infanterie. Il est Infirmier sur le front occidental. Il ne parlait pas de la guerre. Il est décédé en 1996.

Eastern Front
Livret militaire de François Rozier, parcours en Orient
Official document
Casque de François Rozier
François Rozier au centre
François Rozier pose en uniforme chez un photographe de Mâcon
Guerre mondiale (1914-1918) -- Aspect sanitaire
Western Front
Medical
Certificat de bonne conduite d’infirmier militaire, 1919
Photo de Claudius Journet avec ses camarades, 3ème en partant de la droite
Repas chez l'habitant de Claudius Journet avec ses camarades, 2ème rang, 5ème en partant de la gauche.
Certificat de permission de Journet Claudius, octobre 1918

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CREATOR

Archives départementales de Saône-et-Loire 1

DATE

1917-05-02 - 1920-06-11

LANGUAGE

fra

ITEMS

8

INSTITUTION

Europeana 1914-1918

PROGRESS

START DATE
TRANSCRIBERS
CHARACTERS
LOCATIONS
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METADATA

Creator

François Rozier
Claudius Journet

Source

UGC

Contributor

europeana19141918:agent/bc560995b20667d1d9bf91e68f0bdf89

Date

1917-05-02
1920-06-11

Type

Story

Language

fra
Français

Country

Europe

DataProvider

Europeana 1914-1918

Provider

Europeana 1914-1918

DatasetName

2020601_Ag_ErsterWeltkrieg_EU

Begin

1917-05-02

End

1920-06-11

Language

mul

Agent

Claudius Journet | europeana19141918:agent/069898c5830796dbd89621780c3d1593
François Rozier | europeana19141918:agent/7b6a8af617e6e564d22bc793b11fa560
Archives départementales de Saône-et-Loire 1 | europeana19141918:agent/bc560995b20667d1d9bf91e68f0bdf89

Created

2019-09-11T08:27:54.819Z
2020-02-25T08:25:09.083Z
2014-01-10 17:19:17 UTC
2014-01-24 18:27:28 UTC
2014-01-24 18:27:29 UTC
2014-01-24 18:35:12 UTC
2014-01-24 18:35:13 UTC
2014-01-24 18:42:34 UTC
2014-01-24 18:42:35 UTC
2014-01-24 18:42:36 UTC
1918
2014-01-24 18:42:38 UTC

Provenance

FRAD071

Record ID

/2020601/https___1914_1918_europeana_eu_contributions_11933

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FRAD071-163 Jean-Marie | Claudius et Antoine Delorme | trois frères dans la guerre

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Récit de Mme Michelle Picard sur ses grands-oncles maternels : Jean-Marie, Claudius et Antoine Delorme. La contributrice détient lettres, carnets, cartes postales, photographies… traces de leur vie de soldat lors de la première guerre mondiale. Les trois frères écrivent alors à leur mère, veuve depuis 1905, leur sœur Marie et correspondent entre eux. La mère de Mme Picard au cours de recherches généalogiques a réalisé tout un travail sur ses oncles entre 1914 et 1918 que la contributrice a poursuivi révélant ainsi trois parcours : Jean dit Jean-Marie Delorme, né le 13 décembre 1889 à Senozan (Saône-et-Loire), matricule 848, recensé au bureau de Mâcon est mobilisé le 3 août 1914 dans la réserve de l’armée active du Régiment d’infanterie de Mâcon, et passe en juin 1915 au 20ème Bataillon de Chasseurs. Du 18 septembre au 10 octobre 1914, il relate dans un petit carnet ses déplacements et ses conditions de vie notamment dans les tranchées dans la Meuse près de Lérouville et Marbotte. En septembre 1915, alors dans les tranchées dans le Pas-de-Calais, il meurt lors du combat du 25 dans le bois de Givenchy à Souchez. Dans sa lettre du 24 septembre, il annonce l’attaque du lendemain et exprime toute sa détermination, donnant à ce dernier écrit une dimension particulièrement émouvante. La contributrice a recherché et constaté que son nom était bien inscrit sur l’Anneau de la mémoire du Mémorial International de Notre-Dame-de-Lorette inauguré le 11 novembre 2014. Claude dit Claudius Delorme, né le 10 octobre 1891 à Laizé (Saône-et-Loire) est recensé au bureau de Mâcon sous le matricule 1013. Il est mobilisé dans le 3ème Bataillon de Chasseurs à pied et passe dans l’artillerie lourde le 1er mai 1917. Il est blessé à plusieurs reprises et reçoit citations et médailles. Dans sa lettre du 3 août 1914 à son frère, il écrit de Saint Dié (Vosges) : « Je crois qu’ils vont nous mener à l’abattoir» et conclut « Je ne crois pas que les boches auront ma peau ». A travers ses lettres, M. et Mme Picard ont essayé de reconstituer son parcours et ont en projet de réaliser un pèlerinage sur ces lieux en guise d’hommage. Claudius reviendra de la guerre et s’installera à Flacé (Saône-et-Loire) où il exercera sa profession de maréchal-ferrand. Il décède en 1957. Antoine Delorme, né le 26 octobre 1895 à Laizé (Saône-et-Loire) est recensé au bureau de Mâcon sous le matricule 1277. A la lecture de ses lettres, la contributrice suppose un caractère de baroudeur. Blessé à plusieurs reprises, il a dû partir aux Dardanelles car on trouve dans sa correspondance une carte envoyée de Marseille et il écrit souffrir de la malaria. Il est dans un Régiment de zouaves et envoie des lettres et cartes d’Alger et du camp de Boghari. Il meurt au combat le 1er septembre 1918 à Varennes (Oise). La contributrice a prêté également son cahier de recherches dans lequel elle a résumé les différentes correspondances et noté les résultats de ses études. || Correspondance des trois frères et carnet de guerre de Jean-Marie Delorme.

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FRAD071-175 François | Joseph et Claude Gressard de Saint-Gengoux-le-National : 3 frères dans la guerre.

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Portraits et photographies des tranchées. || Récit de Mme Annie Delorme sur ses oncles François, Joseph, Michel et Claude Gressard de Saint-Gengoux-le-National (Saône-et-Loire). Elle collecte et détient des photographies et quelques lettres de ses aïeux pendant la première guerre qu’elle souhaite faire partager « pour les sortir de l’oubli ». La contributrice a recherché, consulté des documents et rédigé une notice sur chaque membre de la famille. Voici cette notice : Le père Claude Gressard (1857-1934) a une entreprise de forge, charonnage et scierie à Saint-Gengoux-le-National dans laquelle travaillent ses fils aînés. La famille en 1914 compte 5 garçons et une fille. Francois (1890-1977), recensé au bureau de Mâcon, classe 1910, matricule 997. A l’automne 1911, il part faire son service militaire à Alger, puis Philippeville (= Skikda) et Bizerte en Tunisie et correspond avec sa jeune sœur Laure, son frère Michel et sa fiancée Marceline. Pendant la guerre, François est brancardier en Argonne : Bois de Malencourt, Esnes, Ville-sur-Tourbe, Courtemont, Bois de Prix-Saint-Pierre, Dommartin-sous-Hans. Il revient vivant de la guerre, épouse Marceline et retrouve sa place à la scierie familiale qu’il prendra en charge au décès de son père. Il rapporte des tranchées toute une collection de photographies très révélatrice de la vie quotidienne des soldats dont certaines ont été annotées avec précision : quelques-unes sont présentées ci-après. Joseph-Jean-Baptiste (23 février1892 - 16 mars 1915), recensé au bureau de Mâcon, classe 1912, matricule 791. Il est « Tué à l’ennemi » par éclat d’obus à Mesnil-les-Hurlus (Marne) et inhumé à la nécropole nationale « La Crouée » de Souain-Perthes-les-Hurlus, à l’ossuaire N°5. Michel (12 juillet 1893 – 1er décembre 1916), recensé au bureau de Mâcon, classe 1913, matricule 975. En 1914, il est exempté pour pleurésie tuberculeuse dont il décède en 1916. Claude dit Henri (22 avril 1897 – 20 août 1918), recensé au bureau de Mâcon, classe 1917, matricule 1162. Il est « Tué à l’ennemi » à Tracy-le-Val (Oise) au Bois de la Montagne, près de Caisnes. Il sera inhumé au cimetière de la ferme de Bimont, près de Tracy-le-Mont puis le corps sera restitué aux parents pour reposer au cimetière de Saint-Gengoux-le National. Laure (1899-1978), seule fille du couple. Jean (1905-1998), père de la contributrice. Il travaillera avec son frère François à la scierie mais l’association ne tiendra pas et la famille quitte Saint-Gengoux-le National à la fin des années 40. Mme Delorme a été particulièrement touchée par le destin de sa famille durement éprouvée par la perte de 3 de ses enfants et aussi par son oncle François qui a laissé toute une collection de petites photographies annotées de sa main révélant sa vie dans les tranchées et lui faisant découvrir cet oncle sous un autre visage.

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