FRBMAN-107 Marcel Feierstein | pilote d'aviation

Natif de Dijon, Marcel Feierstein s’engage volontairement pour 5 ans en 1902. Il est versé dans le 1er régiment de dragons, puis en 1905 dans le 1er régiment de Chasseurs d'Afrique et en 1906 dans le 13e régiment de Dragons. En novembre 1911, il passe au service de l'aéronautique militaire, et il est affect en mai 1912 bataillon de sapeurs aérostiers avec lequel il participe aux aux manœuvres de 1912 – entre Poitou et Touraine, au tout début des escadrilles.En août, il quitte Sisonne pour Avord où est créée l’escadrille Bl 3, la future escadrille des Cigognes. est l’un des premiers aviateurs français à connaître le combat puisque, les manœuvres terminées, il fait partie de la petite escadrille envoyée au Maroc. Il participe à ce qu’on nommait alors des « affaires » : il n’était pas question de guerre mais de pacification : Tar el Kadi en décembre 1912 (il y obtient la Médaille militaire), Tadla en avril 1913 et Taza d’avril à juillet 1914. Lors de son séjour, il effectue plusieurs « voyages » : Casablanca – Mogador (350 km) le 14 janvier 1913 ; Casablanca – el Bourouj (150 km) pour remettre du courrier à la colonne Mangin ; Casablanca – Marrakech – Mogador – Casablanca (750 km), le 29 décembre, toujours sur Blériot XI. Au début de la guerre, il rentre en France, à la Bl C4, escadrille de cavalerie, jusqu'à la fin de l'année 1914. Marcel Feierstein a fait une bonne partie de la guerre à l’escadrille N 37, comme pilote, de janvier 1915 à avril 1916 puis comme commandant de l’escadrille, d’avril 1916 à décembre 1917 qu’il quitte pour devenir adjoint au commandant de l’aéronautique du 8e corps d’armée. Il obtient deux citations en 1915. En date du 10 mars : « Pilote de monoplace, a rendu de très grands services par la précision des renseignements qu’il apportait. A fait preuve de la plus belle ardeur et du plus grands mépris du danger en atterrissant plusieurs fois sur des terrains battus par le feu de l’ennemi. » Puis le 24 juin : « Le 11 juin, chargé d’une reconnaissance et ayant eu dès le début son avion atteint par des balles de shrapnels qui en compromettaient la tenue, a accompli entièrement sa mission dans une région très exposée aux tirs des canons spéciaux de l’ennemi. » Il obtient la Légion d’honneur le 5 novembre 1915 : « A rendu de grands services par son coup d’œil et son expérience, ainsi que son habilité technique, soit dans les reconnaissances, soit dans les missions de chasse. A soutenu brillamment plusieurs combats et a, en particulier le 8 septembre 1915, poursuivi jusqu’à faible altitude un avion ennemi qu’il a forcé à atterrir, a pu ramener son avion criblé de balles. » Affecté en 1918 comme instructeur tactique à l’école de Pau, il y reste deux mois seulement (avril et mai) avant de commander l’escadrille du STAé de juin 1918 à mars 1919. Il retrouve le Maroc ensuite, comme commandant de l’escadrille 548, avant de venir se poser, une fois pour toutes, en Touraine. Adjoint technique dans un premier temps, il prend le commandement de l’escadrille 1 (11e escadrille en 1924 qui a repris les traditions de la Sal 277).l est adjoint du commandant du 3e groupe d’observation (11e et 12e escadrilles) en 1927 et 1928. Sa carrière se déroule ensuite dans les états-majors, toujours à Tours (6e brigade puis 3e division) – il est alors commandant – avant de prendre sa retraite en 1936, à Chênehutte-les-Tuffeaux, en Maine-et-Loire d’où sa seconde épouse, Mélanie Martin, qu’il a épousée à Tours en 1926 est originaire.

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CREATOR

Lucette Delaunet et Edmonde Auberger

DATE

1912 - 1919

LANGUAGE

fra

ITEMS

242

INSTITUTION

Europeana 1914-1918

PROGRESS

START DATE
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METADATA

Source

UGC

Contributor

europeana19141918:agent/32a312cdc063f662353ba67c6095d505

Date

1912
1919

Type

Story

Language

fra
Français

Country

Europe

DataProvider

Europeana 1914-1918

Provider

Europeana 1914-1918

Year

1919
1912

DatasetName

2020601_Ag_ErsterWeltkrieg_EU

Begin

1912

End

1919

Language

mul

Agent

Lucette Delaunet et Edmonde Auberger | europeana19141918:agent/32a312cdc063f662353ba67c6095d505
Marcel FEIERSTEIN | europeana19141918:agent/4e7777ddcb499c7136e063921b1234bb

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2015-06-24 20:29:43 UTC

Provenance

FRBMAN

Record ID

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FRBMAN-014 Justin Usse | élève pilote au centre d'aviation militaire de Chartres

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Justin Usse (né en 1890), chemisier de son état, s’est engagé le 8 octobre 1914 à Saint-Brieuc où il résidait. D’abord soldat au 129e régiment d’infanterie, il passe au 114ème régiment d’infanterie le 25 mars 1915. Il y reste jusqu'au 10 mai 1915, date à laquelle il est blessé par une explosion de mine à Loos (Pas-de-Calais). Après sa convalescence, il ne peut retourner dans l’infanterie et est versé dans l’aviation. Il suit une instruction technique aéronautique, puis une instruction de pilotage, au centre d'aviation militaire de Chartres, et reçoit le brevet militaire de pilote le 17 janvier 1916 après 25 heures de vol. Il est dès lors opérationnel et commence ses missions. La plupart d’entre elles consistent à faire des relevés photographiques avant et après bombardement. Au cours de sa carrière de pilote, il est cité trois fois à l’ordre du corps d’armée ; il reçoit la croix de guerre avec deux étoiles d’or en novembre 1916 et une troisième étoile d’or en mai 1917. Rendu à la vie civile le 15 août 1919, il n’oubliera pas l’enseignement de ses années de guerre puisqu’il deviendra plus tard président de l’aéro-club du Morbihan. || -Livret militaire de Justin Usse -Livret de pilotage de Justin Usse -Album de photographies constitué après la guerre par Justin Usse (photographies d'avions, relevés topographiques aériens, portraits) -Courrier du Ministère de la Guerre (03/04/1920)pour attribution de la médaille de la conduite distinguée (décoration anglaise)

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Certificat d'aviation

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Certificat désignant Cauvin Amand titulaire de ce permis avec sur la feuille de droite un portrait du soldat.

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FRBMAN-060 Marcel Marandeau | 33e R.I.

29 Items

Marcel Marandeau, cultivateur originaire de Vernantes (Maine-et-Loire), est mobilisé le 4 septembre 1914. Au cours de la guerre, il est versé dans plusieurs régiments successifs : le 8e régiment de chasseurs à cheval, puis le 93e R.I. (octobre 1914-mai 1916), suivi du 114e R.I. (mai 1916-janvier 1918), puis du 273e R.I. (janvier-août 1918), enfin le 33e R.I. (août 1918-septembre 1919). Le 25 septembre 1915, son régiment participe à l'offensive de la bataille de Champagne. L'attaque, commencée à l'aube dans des conditions difficiles, tourne court. Les bataillons d'assaut subissent de nombreuses pertes. Celui de Marcel, en réserve dans la tranchée de première ligne, bloqué par des éléments se repliant, ne peut sortir. C'est dans ce moment de confusion que Marcel est blessé à l'index par un éclat d'obus, blessure mineure mais qui lui vaudra une évacuation. Il retrouve les tranchées de Tahure au début du mois de décembre. Il connaît une nouvelle évacuation le 4 février 1916, cette fois pour maladie. On craint la typhoïde. Il retrouve le front le 17 mars, guéri, et il passe le reste de l'année 1916 en différents points de la Somme. Dans la nuit du 17 au 18 avril 1917, le régiment de Marcel est posté dans les tranchées au sud de Berry-au-Bac (à la lisière entre l'Aisne et la Marne) ; son objectif est d'attaquer et d'enlever une tranchée allemande sur la pente du Mont-Sapigneul. En raison du mauvais temps, l'attaque est repoussée au lendemain, mais l'artillerie ennemie se livre à un violent bombardement, causant des pertes importantes parmi les soldats français. Marcel est au nombre des blessés : il a reçu un éclat d'obus à la tête, un au bras et un autre à l'épaule gauche. Inconscient, il est finalement dirigé vers l'Hôpital d'évacuation de Prouilly où il est laissé pour mort. Après plusieurs jours d'attente, il est transporté par train sanitaire au Touquet-Paris-Plage ; c'est là qu'enfin le 24 avril, on lui extrait de la tête l'éclat d'obus. Il restera en convalescence à Caen, puis à Saint-Jean-de-Luz, jusqu'au 10 août. Il finit l'année au dépôt du 114e R.I. à Parthenay. Début 1918, il est affecté au 273e R.I. et stationne plutôt dans le nord de la France. Il prend part à la 3e bataille de l'Aisne. Dans la nuit du 11 au 12 juin, il est à nouveau blessé par un éclat d'obus au bras gauche. Soigné, puis ayant connu 20 jours de permission à Vernantes, il retrouve le front le 29 juillet. Il est bientôt versé au 33e R.I. La guerre se poursuit avec son alternance de repos en cantonnement et de montées en ligne. Le 10 novembre, le 33e R.I. reçoit pour objectif de prendre Eppe-Sauvage, à la frontière belge. La difficile progression va durer toute la journée, puis toute la nuit. 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Durant sa convalescence, il apprend que le général Ecochard, commandant la 51e D.I., l'a, le 24 novembre, cité à l'ordre de la division et lui a décerné la croix de guerre pour son action à Eppe-Sauvage. Il lui faut attendre le 6 septembre 1919 pour être envoyé en congé illimité de démobilisation. Ses blessures lui vaudront d'être réformé en 1922. || -Livret militaire de Marcel Marandeau -1 carte du combattant -1 carte postale de Renée Marandeau à son frère Marcel (1915) -6 bulletins de santé envoyés aux parents de Marcel Marandeau lors de ses hospitalisations -3 certificats de visite et billets d'hôpital -1 certificat de réforme permettant de réclamer la pension d'invalidité -1 certificat de bonne conduite -1 citation à l'ordre de la division || || Carte du combattant de Marcel Marandeau || Guerre (droit international) || Marcel Marandeau - Carte du combattant || Front || Angers || Official document || Marcel Marandeau || || Arras || Guerre mondiale (1914-1918) -- France || Official document || Marcel Marandeau - Livret militaire, duplicata (18 Mo) || Marcel Marandeau || Duplicata du livret militaire de Marcel Marandeau || Recruitment and Conscription || || Guerre mondiale (1914-1918) -- France || Marcel Marandeau - Certificat de bonne conduite || Front || 50.2911334,2.7776423999999906 || Arras || Marcel Marandeau || Official document || Certificat de bonne conduite signé par le lieutenant colonel Prunaux-Cazer commandant le 33e régiment d'infanterie || || Front || Guerre mondiale (1914-1918) -- France || Marcel Marandeau - Citation à l'ordre de la 51e division d'infanterie (14 Mo) || Guerre mondiale (1914-1918) -- Campagnes et batailles -- Front occidental || Citation de Marcel Marandeau à l'ordre de la 51 division d'infanterie par son commandant, le général Ecochard, pour un acte de bravoure accompli le 10 novembre 1918. || || Marcel Marandeau - Bulletins de santé (15 Mo) || Medical || Guerre mondiale (1914-1918) -- France || Marcel Marandeau || Guerre mondiale (1914-1918) -- Aspect sanitaire || Official document || 6 bulletins de santé recto et verso || || 4 certificats de visites médicales datées du 5 février 1916, 14 juillet 1917, 12 juin 1918 et 24 novembre 1918 || Marcel Marandeau - Blessures || Official document || Guerre mondiale (1914-1918) -- France || Guerre mondiale (1914-1918) -- Aspect sanitaire || Marcel Marandeau - Certificats de visites médicales (10 Mo) || Medical || || Marcel Marandeau - Pension d'invalidité || Official document || 47.478419,-0.5631660000000238 || Medical || Front || Angers || Document rédigé par le centre de réforme d'Angers qui attribue à Marcel Marandeau une pension de 20 % d'invalidité pour une blessure à la tête || Guerre mondiale (1914-1918) -- Aspect sanitaire || Marcel Marandeau - Blessures || Guerre mondiale (1914-1918) -- France || || 47.39376499999999,0.05308999999999742 || Marcel Marandeau - carte postale de sa soeur Renée || Postcard || Marcel Marandeau - Famille || Vernantes || Guerre mondiale (1914-1918) -- Femmes || Guerre mondiale (1914-1918) -- France

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