En route pour la Belgique
Le dimanche 23 août, Louis Pinsonneau décrit l'entrée en Belgique et le début des combats. Le temps est à la pluie et au brouillard ce qui ne facilite pas le déplacement des régiments. Nous allons toucher aux caissons : 128 cartouches de plus. Nous en avons sur nous ; 128+96=224 cartouches...sur la route nous rencontrons un grand nombre de gens....car les allemands incendient tout. Puis viennent les attaques allemandes ..nous entrons en ligne, c'est le baptême du feu. Nous avons sur ces pages une description un peu plus précise des combats : Depuis 14h nous avançons, le canon tonne de plus en plus...les balles affluent de tous côtés. Pétarade infernale. On ne songe pas qu'on court à la mort. Il commence à en tomber pas mal. Que faire!
CREATOR
Archives départementales de la Charente-Maritime
DATE
1914-08-23
LANGUAGE
fra
ITEMS
1
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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En route pour la Belgique
1 Item
Dans ces deux pages, Louis Pinsonneau raconte 2 jours de cantonnement passés à la frontière entre la France et la Belgique : 2 journées calmes où les soldats goûtent un repos bien mérité, où ils se détendent : Je fume mon premier cigare...partout des estaminets...petite salle basse où l'on débite un grand nombre de chopes de bière à 2 sous.....aujourd'hui près de Coulsore nous avons pu contempler une éclipse de soleil. Le lendemain, 22 août, se passe au cantonnement mais les hommes sont près à repartir Ce matin je vais à la pêche. J'ai attrapé 2 petits poissons. Puis vient l'ordre de départ vers la Belgique Nous passons au pas cadencé, l'arme sur l'épaule...nous sommes sur la terre belge....on jette un regard en arrière, vers la France que beaucoup ne reverront peut-être jamais. Puis heure par heure, on sent que le régiment est arrivé sur les lieux où la guerre et les combats vont être quotidiens.
En route pour la Belgique
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Ces deux pages sont la suite des précédentes et c'est une description de l'horreur de la guerre que fait le soldat Louis Pinsonneau : C'est la boucherie. Notre capitaine tombe....la situation est intenable. En se cachant, Louis rencontre le 144e d'infanterie avec qui il va marcher un moment car personne ne sait où est le 57 ..pourtant j'ai entendu la sonnerie du ralliement. Le lendemain, 24 août, Louis Pinsonneau trouve la 8e compagnie du 57, mais personne ne sait où est sa compagnie, la 7e! Le régiment a été cruellement éprouvé, et il finit par trouver 2 ou 3 de ses camarades. Les hommes marchent toute la journée vers Beaumont où ils retrouvent leur compagnie mais il manque les 2/3 du régiment.
En route pour la Belgique
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Ces deux dernières pages racontent le repli des troupes françaises : nous nous replions, nous fuyons plutôt en toute hâte. ça va mal...tous les régiments sont partis sauf le 57 et le 144. La lassitude est grande et les régiments vont rejoindre leurs cantonnement pour reprendre des forces Vers Marly-sur-Oise beaucoup d'hommes arrêtent épuisés de fatigue et blessés des pieds.


