FRAD071-085 | Florentin GERARD | itinéraire d'un enfant de Mâcon
Photo d'identité, médaille d'identification, carte du combattant et médaille.
Récit de Serge Renoud-Lyat concernant son grand-père maternel Florentin Gérard, né le 14 mars 1891. Parti à la guerre à 23 ans, il a connu la dure vie des tranchées et des combats, notamment à Notre-Dame de-Lorette et Verdun. Enterré vivant, trépané, puis blessé à la jambe il fréquenta de nombreux hôpitaux militaires (Lisieux, Caen, Lyon, Vitry-le-François, Limoges, Montpellier). Florentin est né place Saint-Louis à Mâcon (Saône-et-Loire). Il passa toute sa vie, dans cette ville, rue Rambuteau. Il y était plus connu sous le nom de Popo, surnom qui l'a suivi depuis ses années de placement familial, chez les époux Jacquemin. Ayant commencé à travaillé très jeune comme tisseur en sparterie, il apprit plus tard le métier de tourneur à l'usine Seguin robinetterie.
De retour à la vie civile, Florentin s'est montré un citoyen actif : deux fois vice-champion de France Sauveteur et jouteur avec le club de la Vaillante nord de Mâcon où il pratiquait également le rugby. Il n'a pas hésité, à 74 ans, à sauter dans la Saône, du haut du pont de St Laurent à Mâcon, afin de sauver un individu de la noyade. Refusant de travailler pour les Allemands à la fabrication d'obus, lors de la 2e guerre mondiale, il a quitté son poste à l'usine et a fait partie du réseau de Résistance de Cluny. Homme bon vivant et dévoué à sa famille, il racontait qu'il n'avait jamais pu s'endormir sans revivre l'enfer de Verdun.
CREATOR
Archives départementales de Saône-et-Loire 1
DATE
1914
LANGUAGE
fra
ITEMS
1
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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01 | plaque d'identité militaire de Florentin Gérard
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Plaque d'identité militaire, élément de l'uniforme qui fournit l'identité de celui qui le porte, dans le cas où les circonstances de sa mort (défiguration ; disparition des camarades, etc.) compromettraient la certitude de son identification. En l'occurrence, y figure le nom, prénom de l'intéressé, sa classe et sa ville de recrutement, son numéro matricule militaire.
FRAD071-088 Jean BUSSEUIL | itinéraire d’un ouvrier du Creusot au Caire.
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Récit d’Odette DESHAYS sur son père Jean BUSSEUIL. Conscrit de la classe 1916 et ajourné en 1915, Jean BUSSEUIL est maintenu détaché aux usines Schneider au Creusot (Saône-et-Loire) jusqu’au 20 janvier 1917, date à laquelle il rejoint un régiment d’artillerie lourde. Passé successivement au 3ème régiment du génie (26 avril 1917), au 2ème groupe d’aviation puis au 3ème groupe à Bordeaux le 20 mars 1918, Jean BUSSEUIL arrive au grand parc aéronautique de Salonique le 8 avril 1918. Il rejoint alors l’escadrille BR 509 de l’Armée d’Orient basée à San-Stéfano près de Constantinople (Turquie). Rapatrié de l’Armée d’Orient le 30 septembre 1919, il reçoit la médaille interalliée le 4 novembre 1919. Après la guerre, Jean BUSSEUIL exercera la profession de mécanicien garagiste.


