FRBNBU-118 Mon journal bien triste

Journal relatant la vie de Pauline Bourdon (née Boulogne) durant la première guerre. Ce récit commence en août 1914 et s'achèvera le 18 décembre 1916. Il est quasiment complet puisqu'il ne manque qu'une page. Pauline y raconte les souvenirs de sa vie durant cette période où elle se retrouve seule avec ses trois enfants et ses beaux-parents. Elle y relate la dureté de leur quotidien fait de privations et de peurs. Peur notamment marquée par le fait qu'un soldat allemand menace de tuer son fils Georges (9 ans) sous ses yeux et c'est à genoux qu'elle le suppliera de ne pas mettre sa menace à exécution. Heureusement, il cèdera devant sa prière. Menacée également de mettre le feu à sa maison après avoir tout saccagé. Pauline sera contrainte dans ces conditions de se séparer de son fils Hubert (1 an) durant une longue période, il sera confié à sa belle-mère qui vivra avec l'enfant dans l'hospice de Déniecourt (Picardie). Document déposé par l'arrière petite-fille de Pauline Bourdon.
Journal relatant le quotidien de la famille Bourdon de 1914 à 1916.

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CREATOR

Agnès Guillet

DATE

1914-08 - 1916-12-18

LANGUAGE

fra

ITEMS

0

INSTITUTION

Europeana 1914-1918

PROGRESS

START DATE
TRANSCRIBERS
CHARACTERS
LOCATIONS
ENRICHMENTS

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METADATA

Source

UGC

Contributor

europeana19141918:agent/5002b15cf543690f9e96a1cbcd90bac8

Date

1914-08
1916-12-18

Type

Story

Language

fra
Français

Country

Europe

DataProvider

Europeana 1914-1918

Provider

Europeana 1914-1918

DatasetName

2020601_Ag_ErsterWeltkrieg_EU

Begin

1914-08

End

1916-12-18

Language

mul

Agent

Pauline Bourdon | europeana19141918:agent/0a4511a7376c16daf19c904264e0cd98
Agnès Guillet | europeana19141918:agent/5002b15cf543690f9e96a1cbcd90bac8
Soldat Bourdon | europeana19141918:agent/86222c4b10e78d05e67b09e02425d834

Created

2019-09-11T08:05:42.282Z
2020-02-25T08:00:20.355Z
2014-01-23 10:52:00 UTC
2014-01-28 13:08:03 UTC

Provenance

FRBNBU

Record ID

/2020601/https___1914_1918_europeana_eu_contributions_12283

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mon journal

5 Items

un carnet de tranchée 82 pg de juin 14 à mai 15 (original) sa retranscription en clair sur un petit carnet par la soeur de l'auteur un petit carnet de tranchee ètè 1914 un livret militaire au nom de Guilleminot Jules André classe 1912 7 photos : une de promo en costume, une en uniforme avec sa compagnie, une de 6 soldats en uniformes (10 09 1914)avec courrier au dos, une de 7 soldats en uniformes (25 04 1915),une empilement de sacs , un portrait en costume et un portrait en uniforme. Un galon d'uniforme une mèche de cheveux || Ce petit journal ainsi que les photos qui l'accompagnaient, nous les avons trouvés dans la maison de ma grand mère Juliette Guilleminot, épouse Coignet,à Troyes, précieusement emballés dans un papier brun.D'abord les photos, des photos de soldats de la guerre de 14/18, des photos de son frère André,envoyées depuis le front à sa famille.Puis le petit journal tenu entre le 26/06/1914 et le 25/05/1915, tantôt au crayon papier, tantôt à la plume, d'une belle écriture, qui raconte sa vie sur le front de l'est , dans les bois et les tranchées.A la dernière page est cousue une médaille de la Vierge.Un deuxième petit carnet avec des notes encore , griffonnées.Un dernier enfin, celui là bien tenu est celui qu'a écrit Juliette, copie du journal de son frère, déchiffré et retranscrit par elle.Il faut dire qu'André n'est jamais revenu du front. Ce journal est tout ce qui est resté à la famille pour essayer de comprendre et de suivre pas à pas les derniers mois et derniers jours d'André. Je savais par ma mère que ma grand mère ,Juliette, aimait beaucoup son frère André, de 2 ans son ainé. J'avais vu des photos d'eux enfants dans la grande maison de Troyes. André, né le 13 décembre 1892, jouait du violon et aurait aimé faire des études. Il partit faire son service militaire le 6 mai 1913, comme en atteste son livret militaire.Le petit journal dont il est question ici, ne commence que plus tard, un an plus tard. Sur la première page est écrit: Mon Journal\n Je me mets aujourd'hui à la tâche, plein des mêmes bonnes dispositions qu'autrefois. Aurais je assez de persévérance pour continuer longtemps? Mon passé n'en est pas une preuve puisque ayant déjà commencé il y a un an, je n'ai pas pu mener à bien mon entreprise.J’appellerai ces mémoires mon journal car journal de ma vie me parait trop prétentieux. 26 juin 1914 Guilleminot \n Suivent 82 pages , écritent à la main, de juin 1914 à mai 1915.Parti de Chaumont,il décrit les exercices militaires,entrainements , marches avec son régiment.Le 12 aout , on peut lire Toujours négligent, j'avais délaissé mon carnet. Je le reprends aujourd'hui. En quelle circonstance! C'est la guerre, et depuis 12 jours, nous avons quitté Chaumont. Dans ces 12 jours, j'ai retiré mes chaussures 1 fois!.... Nos troupes ont avancé. D'abord la prise de Mulhouse et d'Allkvich, puis, en face de nous Saâles et son col.Ce matin,réveil par une fanfare de coups de canon à répétition pour prendre Saâle. A St Dié, je vois pour la première fois des blessés....Mon vœu le plus cher serait d'entrer en Alsace pour la délivrer et de voir la France enfin triomphante. Tout fait supposer qu'il en sera ainsi. l'entrain est admirable, le calme surprenant, et tous les services fonctionnent merveilleusement bien surtout celui des blessés.Se suivent descriptions, au jour le jour ,des combats , des haltes ,des étapes qui se succèdent, par tous les temps, des obus , des blessés, des morts... Nous avons soif, nous avons faim. Il a plu pendant la nuit. Nous ne sommes presque plus ravitaillés. Nous marchons en avant.Dans la ferme Paimbraud, c'est un véritable charnier; spectacle horrible et navrant de pauvres bougres mis en bouillie .....Les habitants nous ont acclamés partout.Où allons nous coucher ce soir? En attendant, nous sommes dans les champs prés des puits de mines. Les habitants ont peur et fuient devant la cavalerie allemande. J'apprends par un chasseur,que les allemands viennent de quitter le village où ils ont égorgé les habitants...Dans ces lignes, on peut lire le froid et les pieds gelés, le plaisir de dormir dans un vrai lit, les amis tués.. Je suis allé me promener dans le boyau avec Liebaut et Colmaire. Les allemands nous ont vus et à l'aller comme au retour , nous ont envoyé des coups de fusils bien ajustés...une balle surtout nous a claqué dans les oreilles.Notre abri n'est pas mal dans le boyau...Nous l'avons fermé au moyen de 2 toiles de tentes, dont une à glissière, et le soir avec mon réchaud, nous buvons le café et nous faisons un brulot.Nous n'avons pas froid, les baillonnettes ferment la porte en fixant la toile contre le mur.Il allait parfois porter les plis en rampant en évitant les balles... Les derniers jours se déroulent vers Houdain, sous le bruit des canons , dans la chaleur du mois de mai.Une marmite est tombée juste à coté de notre abri,nous assommant, et tuant une dizaine d'hommes, entre autre le lieutenant qui venait d'arriver; nous passons une mauvaise nuit à 8 dans un abri de 4 et pendant toute la nuit, le 3è bataillon attaque et va jusqu'à la pente descendante sur Ablain.Il fut nommé sergent major le 19 mai ,ses compagnons ayant été tués. Le 31 mai , c'était son jour de repos mais il décida de rester pour préparer l'offensive du lendemain. Et c'est là , qu'il a été tué , d'une grenade dégoupillée par erreur par un soldat français, qui explosa dans ses mains...C'est en tout cas ce qu'on nous a dit. Voilà comment cette histoire s'est transmise jusqu'à nous et reste encore vivante comme un témoignage de cette terrible guerre ,bien difficile à imaginer pour nous aujourd'hui. , || || Photograph || Eastern Front || soldats || André avec autres soldats 10/09/14 || || André Guilleminot || Remembrance || Photograph || troyes || || garnison || Photograph || Eastern Front || groupe de soldats || || André et ses amis soldats || Eastern Front || André Guilleminot || Photograph || || André avec autres soldats || André avec sa promo || Remembrance || Photograph || Eastern Front

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FRAD062_098 - Une blessure bien particulière...

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