FRAM - Jeanne Génot | institutrice à Champigneulles (Meurthe-et-Moselle)
Cahier journal (1914-1918).
Jeanne Génot, la grand-mère de l’épouse du contributeur, née Simonin en 1889, est institutrice à Champigneulles en Meurthe-et-Moselle au moment de la première guerre mondiale. Le contributeur rapporte qu’au moment de son décès en 1969, il a découvert dans un meuble un vieux cahier d'écolier encore recouvert de son papier bleu. Il s’agit un cahier journal qui consigne l’actualité militaire et politique que l’institutrice devait vraisemblablement évoquer devant ses élèves. Le cahier débute à la rentrée d’octobre 1914 et s’achève en juin 1918, avec un net ralentissement après 1915, date de la naissance de son fils. Les écritures montrent que plusieurs personnes, dont peut-être des élèves, y ont collaboré. Le contenu est strictement factuel ; on n'y trouve trace de jugements personnels ni de détails sur la vie quotidienne à Champigneulles.
Diary
Cahier journal (1914-1918)
CONTRIBUTOR
Eric Grosmann
DATE
1914 - 1918
LANGUAGE
fra
ITEMS
58
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
Discover Similar Stories
Carte postale du cimetière à Montauville (Meurthe et Moselle)
1 Item
Front || Carte postale du cimetière où a été enterré Pierre Planchon, sur la carte postale il écrit : « Ce cimetière se trouve au bout de la route que nous faisons pour ravitailler nos troupes sur le front qui se trouve à 2 kilomètres de là. J'ai été hier le promener pour voir s'il n'y en avait pas de chez nous enterrés et saluer ces braves morts pour la patrie. »
FRAD067-170 Des pilotes prisonniers au château des Wendel à Joeuf (Meurthe-et-Moselle) | 1918.
5 Items
Un carnet || Le château de Joeuf (Meurthe-et-Moselle) appartenant à la famille des Wendel, est occupé par les Allemands en 1918. Il abrite alors des officiers et sous-officiers pilotes d’avion faits prisonniers, 17 Américains (US Air-Service), 3 Français (SPA 153) et un Anglais (RAF) qui s’engagent à ne pas s’enfuir et signent un étonnant carnet, du 1er au 20 septembre 1918. Le carnet est un recueil d’engagements sur honneur de chaque aviateur à ne pas tenter de s’enfuir pendant son séjour à JOEUF (Meurthe-et-Moselle). Du 12 au 14 septembre 1918 une terrible bataille eut lieu dans le but de libérer une zone occupée par l’armée allemande près de Saint-Mihiel (Meuse). L’armée française fut engagée sur terre, comme dans les airs, avec l’aide de l’armée américaine. Pendant que la bataille au sol faisait rage, les pilotes français et américains affrontaient dans les airs les avions de chasse allemands. Au cours de cette terrible bataille de nombreux avions des deux côtés furent abattus, d’autres souvent obligés d’atterrir pour des pannes de moteurs dues aux tirs de balles ennemies. C’est ce que vécurent les 21 aviateurs. Arrêtés au sol par les Allemands, ils furent conduits à JOEUF et logés dans une prison civile pour y être interrogés. Bénéficiant d’un régime peu strict et d’une relative liberté, les officiers allemands exigèrent d’eux qu’ils s’engagent à ne pas s’enfuir pendant deux jours avant d’être transférés dans un camp pour officiers de l’aviation à Landshut (Bavière). A Landshut la même demande d’engagement fut demandée aux prisonniers. Malgré les promesses il y eut de nombreuses tentatives d’évasion, soldées chaque fois par un échec. Le périple des prisonniers se termina avec la signature de l’armistice après un transfert à Constance puis par la Suisse, jusqu’à Bellegarde en France. L’existence du carnet est ainsi expliquée, bien qu’elle ne soit citée dans aucun des rapports de mission des aviateurs ; reste à savoir pour quelle raison ces engagements sur l’honneur furent demandés. L’hypothèse suivante pourrait être une explication. Dans les combats aériens, surtout à cette époque, il fut important de comptabiliser tout avion ennemi abattu, de l’identifier et de l’affecter après homologation au palmarès du pilote adverse, considéré alors comme un héros. L’avion abattu revêtait plus d’importance que son pilote dès l’instant où, dans la plupart des cas, ce dernier avait perdu la vie. Ce qui fut tout le contraire dans le cas où un avion ennemi devait se poser en cas de panne et le pilote vivant pris en otage par mesure conservatoire. Il ressort de quelques rapports de pilotes pris ainsi que c’est l’armée de Terre ennemie qui fut chargée de les recueillir, éventuellement les soigner, les héberger, les interroger et les acheminer vers leur lieu de détention à Landshut. Or, pour cela, les moyens notamment de transport, d’hébergement, de surveillance, etc… devaient faire défaut, d’autant plus que l’essentiel des hommes et ressources étaient concentrés au front. Dans de telles conditions on peut très bien comprendre la demande faite par les Allemands aux Français, otages plutôt que prisonniers, de s’engager à ne pas tenter de s’enfuir.
Jean DUMAS de 1915 à 1918. Meurthe et Moselle (Région Lorraine) : communes de : Arraye et Han | Bénaménil | Chanteheux | Raucourt | Vého. Ajoncourt (Moselle) Bourquemaison (Somme).
15 Items
Portraits de Jean DUMAS de 1915 à 1918 Les différents lieux représentés dans les reportages photographiques : En Meurthe et Moselle (Région Lorraine): Les communes de : Arraye et Han, Bénaménil, Chanteheux, Raucourt, Vého. Les lieux-dits : Le Mont-Saint-Jean, colline située sur la commune de Jeandelaincourt ; la Forêt « Les Remabois », forêt proche du village de Leintrey ; La Colline Mont Toulon, proche du village de Sivry ; Le Moulin de Chambille, Commune d'Arraye et Han. En Moselle (Région Lorraine) : Ajoncourt Dans la Somme (Région Picardie) : Bourquemaison