FRAD067-128 Jules Emile Baque (3 janvier 1886-22 février 1916) | la description précise du quotidien d’un soldat français combattant dans la Meuse | entre avril 1915 et février 1916.
Jules Emile Baque est né le 3 janvier 1886 à Restaires (département du Nord) et est mort pour la France, dans le bois des Caures (Meuse), le 22 février 1916. Il appartenait au 56e BCP et était caporal depuis le 8 mai 1915. Il a combattu pour l’essentiel dans la Meuse.
Jules Emile Baque a tenu du 7 avril 1915 à la veille de sa mort, un journal de guerre très détaillé sur sa vie quotidienne dans les tranchées. Le journal s’ouvre par une liste de personnes, soldats pour la plupart, connus sur le front ou appartenant à sa famille et dont il indique les noms et prénoms ainsi que l’unité de rattachement. Le journal de guerre proprement dit commence par les mots « Verglas, grand vent, gros ménage, matinée : pas de canonnade » et s’achève sur la description presque dérisoire du dernier colis reçu d’un proche. Le journal fourmille de détails sur les combats dans la Meuse : sont ainsi évoqués entre autres les lieux de Blanzée, Moranville, Vacherouville, Champ-Neuville, Consenvoye. Jules Emile Baque raconte les changements de cantonnement, livre les noms et le nombre de soldats tués, notamment du 165e régiment, en août 1915. Il évoque également l’armement utilisé par les Allemands, les types d’attaques, l’état des tranchées ou les communiqués du commandement. Parmi les récits marquants, on peut retenir une rebellion de soldats après la condamnation de l’un d’entre eux à huit jours de prison, le 28 janvier 1916. Mais Jules Emile Baque mêle aux tristes anecdotes de plus joyeuses comme la réception de colis ou les moments de détente lors des permissions, notamment à la péniche de Vacherauville. Le discours est étonnamment neutre : les scènes de guerre difficiles, les morts de ses compagnons semblent mises sur le même plan que des épisodes anecdotiques et sans gravité de la vie quotidienne : lors d’une permission à Verdun bombardée, il écrit : « Nous nous sommes bien amusés, avons fait tirer notre photo en carte postale ». La poésie y trouve parfois même une place un peu incongrue : « La relève s’est faite sans incident le 23 mai 1915 au soir par un beau clair de lune ».
Le journal s’accompagne d’un croquis au crayon, daté du 27 décembre 1917, et réalisé par Georges Victor Hugo, petit-fils de l’écrivain, et aquarelliste (1868-1925).
Journal de guerre (avril 1915-février 1916).
CREATOR
Françoise Klein-Moulart
DATE
1915-04-07 - 1917-02-21
LANGUAGE
fra
ITEMS
0
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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Lettre du 4 février 1915
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Lettre du 4 février d'Aimé Virat à ses parents; accompagnée de photographies permettant d'illustrer sa vie au front.


