FRAD008_60 La famille Lagrive de Vrigne-aux-Bois

Alcide Lagrive en mars 1916 (au premier plan)

Guerre mondiale (1914-1918) -- Femmes
Certificat d'identité de Marie Forget
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Marie Forget
Guerre mondiale (1914-1918)

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Philippe François

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Europeana 1914-1918

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UGC

Contributor

europeana19141918:agent/6e591da08eaf397a32a24f3b6e13804d

Type

Story

Language

fra
Français

Country

Europe

DataProvider

Europeana 1914-1918

Provider

Europeana 1914-1918

DatasetName

2020601_Ag_ErsterWeltkrieg_EU

Language

mul

Agent

Philippe François | europeana19141918:agent/6e591da08eaf397a32a24f3b6e13804d
Ernest Alcide Lagrive | europeana19141918:agent/896e44c83af8618a5e893f697c5fd46a
Marie Forget | europeana19141918:agent/be9b98460d90ab9a23d23c69decfc5f0

Created

2019-09-11T08:44:45.148Z
2020-02-25T08:45:31.025Z
2014-01-15 14:57:06 UTC
2014-01-15 14:59:15 UTC
1916-03
1917-01-15
2014-01-15 15:01:33 UTC

Provenance

FRAD008

Record ID

/2020601/https___1914_1918_europeana_eu_contributions_12080

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FRAD008_26 Tué au bois de la Gruerie

1 Item

2 photographies || Émile Blanchet, soldat au 147e régiment d'infanterie, fut tué au bois de la Gruerie (Marne) le 15 septembre 1914. Son corps ne fut jamais retrouvé. Il avait 23 ans. Avant-guerre, il travaillait à l'usine Cunin à Vrigne-aux-Bois (Ardennes). Le contributeur, son petit-neveu, a obtenu ces documents par un de ses oncles.

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Mon grand père à la jambe de bois

22 Items

photos et documents

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Pris dans les bois de Vézilly | évadé | repris | la cavale...

14 Items

aBonjour, Je vous propose de prendre connaissance du texte qui suit et qui a été écrit (bien après les faits, vers 1967) par mon grand-père Constantin Joseph LIMPENS, (classe 1917, né le 30-9-1897 à Paris 18e, agent de liaison au 132e R.I., 28e Cie, puis au 71e R.I., puis au 25e R.I., 5e Cie) et qui, comme il l'a écrit, constitue le début de ses mémoires, où il narre sa participation au conflit. Nous disposons de l'original ainsi que de nombreuses lettres d'époque qu'il écrivit à sa femme, dont nous avons aussi réalisé la saisie : « Je dois, demain matin, éclairer mon ami Jean Seine sur la Résistance locale, afin de collaborer, selon mes souvenirs au Musée de la Résistance. A l’âge de 70 printemps, ayant participé à deux guerres puis à la Résistance, j’ai toujours désiré écrire un jour mes mémoires, mais les obligations professionnelles ne m’ont jamais laissé le calme indispensable pour réaliser ce projet. Je vais donc hâtivement jeter sur ce papier quelques souvenirs de base que je compléterai plus tard en compulsant les documents et archives dont je dispose(2). Je pense que la notion de la Résistance est en soi et se développe en face de l’injustice et de la violence. Je n’avais pas vingt ans quand je fus participant à la guerre de 14-18, après deux ans de première ligne, ma section dont j’étais l’agent de liaison fut sacrifiée pour protéger la retraite de la 5e Compagnie du 25e R.I., lorsque le secteur anglais du Chemin des Dames fut enfoncé en Mai 1918. Encerclés pendant trois jours, du 30 Mai au 2 Juin, dans les bois, dans l’Aisne, deux camarades (l’un s’appelait Mathurin Marchegay) et moi furent faits prisonniers. Quelques jours après, vers le 17 Juin, à la suite d’une altercation avec mes gardiens, dont l’un fut grièvement blessé d’un coup de pelle, je me réveillais dans un préau provisoirement affecté en centre sanitaire dans l’hôpital de Beaurieux près de Fismes, une brave femme d’infirmière m’apprit que je devais la vie à un interprète allemand qui s’était interposé en ma faveur (alors que les allemands voulaient m’achever, justifiant que l’un d’eux m’avait frappé le premier d’un violent coup de crosse, j’avais riposté d’un coup de pelle et ses camarades m’étaient tombés dessus). Je devais être jugé à la prochaine réunion du Tribunal militaire, mais selon l’infirmière mon cas n’était pas défendable : rébellion, coups et blessures réclamaient une «justice exemplaire». Toujours avec la complicité de cette infirmière, je restais inerte le jour, puis la nuit je faisais des exercices de rééducation des bras et surtout des jambes. Je passais ainsi deux jours et la deuxième nuit, vers le 20 Juin, les jambes vacillantes, nanti de deux tablettes de chocolat et d’un morceau de pain, passant par un vasistas placé à plus de deux mètres de hauteur, je me traînai vers les lignes françaises. J’avais trop présumé de mes forces et fus repris dans la nuit suivante par une autre unité combattante. Craignant cette éventualité, j’avais caché mes papiers d’identité à Fismes et revêtu une veste portant un autre écusson que celui du 25e. C’est de ce jour que je m’appelle Charles Lambert (PS: le patronyme qu'il adoptera pendant la Résistance). Je fus affecté à des travaux de terrassement sur les voies ferrées. Nous logions dans un camp hâtivement construit de baraques en bois, entourées de quelques barbelés ma foi pas très difficiles à franchir(3), nous arrivions à nous ravitailler(4), et je me remettais assez bien de mes blessures, aussi je profitai de l’attaque du 14 Juillet et du remue-ménage pour tenter une seconde fois ma chance. J’évitais les routes toujours encombrées de troupes et de convois(5), profitant au possible des bois, dormant dans les branches accroché par mon ceinturon. Pendant huit jours, ne marchant que la nuit, accroché dans les arbres le jour, j’en ai vu passer sous moi des Allemands, sans jamais qu’aucun d’eux ne décèle ma présence; il est vrai qu’en Juillet la ramure est bien fournie. Malheureusement, au petit matin du neuvième jour (23 Juillet), trop occupé à chercher ma pitance dans un fond de boîte de conserve abandonnée, me voilà surpris par trois grands lascars, mais ceux-là pas méchants du tout, l’un me donne une boîte de conserve, l’autre me tend son bidon. Pensant que c’était de l’eau, j’en avale un grand coup. J’en reste suffoqué, c’était de la gniole, mais tellement corsée que je ne retrouvais plus mon souffle; et mes trois lascars qui riaient de me voir la bouche grande ouverte pour reprendre mon souffle ! Depuis le temps que je ne buvais que de l’eau, je manquais d’entraînement. Malgré ma déconvenue, le rire me gagna à mon tour et nous formions un groupe de quatre copains, et pas ennemis du tout. Malheureusement la réalité voulait que mes espoirs de liberté s’arrêtent là. Je passai en d’autres mains et, dirigé du côté contraire à mes desseins, tellement contraires qu’ayant montré une mauvaise volonté évidente à accomplir tous travaux, je fus dirigé sur la forteresse de Soltau. Régime pour refus de travail : à chaque refus, trois jours de cachot au pain (très peu) et à l’eau. Naturellement, on se portait malade, parfois reconnu et soigné, souvent pas ; à ce régime, la dysenterie et l’entérite font des ravages et beaucoup de mes camarades y sont restés. Enfin, le 5 Octobre, revenant de la visite au dentiste que j’avais repéré lors de deux consultations précédentes (dont l’une m’avait valu le sacrifice d’une molaire), je me faufilai avec un autre groupe de prisonniers qui travaillaient hors de la forteresse et qui étaient venus pour soins dentaires. Cette fois, bien résolu à m’en tirer, je ne me déplaçai que de nuit, suivant les ballasts des voies ferrées et ramassant pour me nourrir des détritus et épluchures que les voyageurs avaient jeté par les portières. Par quels détours et zig-zags je vis enfin des poteaux en français à Givet(6) ? J’étais très affaibli physiquement, toute ma volonté concentrée à passer inaperçu, je traversai les lignes dans le secteur occupé par des Italiens. Je me méfiais de tous, civils ou militaires, français ou anglais, américains ou italiens. Je n’avais qu’un but : rejoindre ma femme et ma famille à Bagnolet. Je parvins jusqu’à Laon où je perdis connaissance et j’échouai à l’hôpital le 1er Novembre. Pendant ce séjour, l’armistice du 11 Novembre fut signé ; je fus ensuite dirigé sur Satory où j’obtins un congé de convalescence. Ma famille avait reçu, avec ma croix de guerre, un avis : «Présumé mort». J’avais pourtant sauvé la peau et les os car, montant sur la bascule avec mon barda, tout habillé, et mes deux cannes, l’aiguille marquait encore 42 kg...» Notes faites par Constantin LIMPENS : (2) 25e R.I.Chef de Corps : Colonel Pique, Commandant Pérénet 5e Compagnie : Lieutenant Legastelois, (cité à l’ordre de la Division) Sous-lieutenant Scelles (cité à l’ordre du Corps d’Armée) de Cherbourg Aspirant Pinchon (cité à l’ordre du Corps d’Armée) Sergent Corse - Clairon Gerber - Cycliste Gautier. Verdun - Bras-sur-Meuse - Vacherauville - Côte du Poivre (3) A compléter par tunnel, expéditions nocturnes aux patates, rencontres avec les fritz... (4) Institutrice Madame Petit de Charleville - Orge des chevaux (5) Carte, voir Jaulgonne, Beaurieux, Fismes (Aisne) Voir Soltau - Givet - Laon (6) Malgré ma dépression et tout en restant à l’écart, je constatai chez les Allemands une lassitude de la part des civils et un net relâchement dans la tenue et le comportement des soldats. ------------ COPIE D'UNE DES LETTRES ADRESSEES A SA FIANCEE GERMAINE PICARD (1916) : Ça va bien, mais ça fait une semaine que je n’ai aucune nouvelle, avec tous les déplacements que j’ai faits, les lettres doivent courir après moi. Enfin, j’espère en avoir un jour. Je pense que le boulot va car ton pied doit être guéri maintenant. Si seulement je pouvais en avoir autant. Enfin, j’espère en chiper une et être évacué, puis une chic convalo et on serait heureux un bout de temps. Si seulement je savais la guerre près de finir on se marierait aussitôt, mais tu sais ma gosse, il ne faut pas croire que c’est parce que je ne t’aime pas que l’on ne se marie pas, au contraire, mais tu ne peux pas te figurer cette fournaise que la guerre et ce qu’un homme est bien peu de chose et, si à peine marié je venais à disparaître, prisonnier ou autre, ça ne serait plus une vie pour toi, tu as encore le temps de te faire une situation et ça serait pour toi une angoisse continue à te demander si je vais revenir. Ne m’en veux pas de te causer du chagrin en te disant ça, mais il faut bien que je te le dise. Malgré tout, j’ai bien l’espoir d’en revenir et si je peux être blessé, si je ne suis pas estropié, je m’arrangerai à ce que ça dure jusqu’à la fin de la guerre ou bien je tâcherai de me faire embusquer et alors il n’y aura plus d’empêchements et je profiterai de ma convalescence pour nous marier, ce qui fera ton bonheur et le mien. Enfin, ma chère gosse, je termine en te recommandant du courage comme j’en ai moi-même et surtout bon espoir. Je termine en t’embrassant de tout coeur et en attendant de tes nouvelles, reçois mes meilleurs baisers. Celui qui t’aime, Constant. || Comme écrit plus haut, nous disposons de nombreuses lettres datées, écrites au Front et/ou au repos. Nous pouvons adresser les fichiers des numérisations déjà faites, mais nous préférons conserver les originaux, certains étant particulièrement fragiles. Si vous êtes intéressés, il suffit de nous les demander en nous expliquant comment les faire parvenir. Bien-sûr, ces documents peuvent être diffusés sans aucune contrepartie, sinon de citer le nom de leur auteur. Merci d'accuser réception. || || Limpens Constantin Joseph || Remembrance || Photograph || Le clairon et l'harmonica de Constantin Limpens sur le Front || Lors d'un combat, le clairon de Constantin Joseph Limpens a été traversé par une balle. Comme il le racontait lui-même, ce clairon lui avait probablement sauvé la vie ! || 48.8041233,2.5382752000000437 || Trench Life || Chennevières-sur-Marne, France || || L'impact de la balle sur le clairon || 48.8041233,2.5382752000000437 || Photograph || Chennevières-sur-Marne, France || Limpens Constantin Joseph || Zoom de la photo précédente montrant l'impact de la balle qui traversa de part en part le clairon de M. Limpens || Trench Life || Remembrance || || Photograph || 48.8041233,2.5382752000000437 || L'harmonica de notre grand-père Constantin Joseph qui l'accompagna et le soutint durant la Grande Guerre, y compris pendant sa détention. Il y tenait beaucoup et continua toujours d'en jouer. || L'harmonica de Constantin Joseph LIMPENS || Chennevières-sur-Marne, France || Limpens Constantin Joseph || || Limpens Constantin Joseph || Constantin Joseph Limpens et Céline Germaine Picard se sont mariés le 10 novembre 1917 pendant une permission, malgré les craintes (justifiées) du marié concernant ses chances de survie au Front... || Women || Constantin Joseph LIMPENS et sa femme Germaine PICARD || Trench Life || Photograph || 48.870364,2.423458900000014 || Remembrance || Bagnolet (Seine-Saint-Denis), lieu de résidence et du mariage

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