FRAM - Histoire de Firmin | Marie-Louise | Emile et Cécile ALLAMAND
Isidore Firmin, dit Firmin, Allamand est né le 27 juin 1882 à Séez. Il est le fils de Victor Allamand, cultivateur et Marie Julie Eugénie David, ménagère. Il est successivement instituteur à Bourg-Saint-Maurice, Notre-Dame-du-Pré puis Bellentre à partir de 1907.
Le 22 septembre 1913, il épouse en secondes noces Marie-Louise Miège, institutrice, née à Tournon le 13 février 1891. Il a deux enfants, Emile, né le 15 août 1907 de son union avec Aurélie Collombet (décédée le 15 août 1907) et Cécile, née le 1er juillet 1914 de son union avec Marie-Louise Miège.
Le contributeur est le fils de Cécile qui, après sa mère, conservera tous les documents et courriers échangés entre ses grands-parents mais aussi des amis et autres membres de la famille, entre 1914 et 1916. Si Cécile Allamand a peu parlé de son père avec ses propres enfants, elle a lu ses lettres avec sa propre fille et son fils a lu l'intégralité de la correspondance il y a quelques années.
La correspondance entre les deux époux débute avec la mobilisation générale, le 2 août 1914. Firmin Allamand est mobilisé comme sous-officier au 22ème bataillon de chasseurs alpins, caserné à Albertville. Il est d'abord chargé de l'instruction des recrues à Albertville puis Barbières et Bollène (Drôme). Il effectue un stage à la Valbonne (Ain) et devient sergent mitrailleur du 22ème chasseurs, 12ème compagnie. De Modane, il gagne les Vosges fin juin 1915.
Les deux époux ont énormément correspondu. Dans ses lettres, Marie-Louise Allamand évoque son quotidien, son travail d'institutrice, la vie des enfants et en particulier les progrès de Cécile... Comme elle l'écrit à son mari,
ous vivons.
Firmin Allamand décrit à sa femme sa vie d'instructeur dans un premier temps, puis à partir de la fin juin 1915, le front, la pluie, les morts mais surtout, il cherche à participer à la vie familiale à travers les nouvelles écrites par son épouse.
Son fils Emile prend parfois la plume et lui conte sa vie d'enfant.
Firmin Allamand meurt vers Maurepas, dans la Somme, le 24 août 1916 par suite des blessures par éclats d'obus. Les dernières lettres sont adressées par l'épouse ignorant alors le décès de son mari. Portant la mention LE DESTINATAIRE N'A PU ETRE ATTEINT, elles n'ont pas été décachetées par la famille.
1 – Lettre et carte de Firmin Allamand à Marie-Louise Allamand, Albertville, le 2 août 1914.
2 – Lettre d'Emile Allamand à Firmin Allamand, Bellentre le 12 juillet 1915.
3 – Portrait de famille pris le 14 juin 1916 à la faveur d'une permission : Firmin, Marie-Louise, Emile et Cécile Allamand.
4 – Double lettre, de Marie-Louise Allamand à son mari, Bellentre le 19 août 1916 et en retour de Firmin Allamand à son épouse, le 23 août 1916. Il glisse un morceau de journal pour lui indiquer sa position. Il est tué le lendemain.
5 – Dernières lettres de Marie-Louise Allamand à Firmin Allamand.
CREATOR
Pierre SONZOGNO
DATE
1914-08-02 - 1916-08-24
LANGUAGE
fra
ITEMS
0
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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Dernières lettres de Marie-Louise Allamand à Firmin Allamand.
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Dernières lettres de Marie-Louise à Firmin Allamand. Les courriers et informations circulent lentement et Marie-Louise ignore encore le 29 août que son mari a été tué. Elle continue à lui écrire quasi quotidiennement. Ses cinq dernières lettres (cachet des 22, 23, 14, 15 et 29 août) lui sont retournées en octobre. Elles restent encore aujourd'hui cachetées.
Lettre d'Emile Allamand à Firmin Allamand | le 12 juillet 1915.
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Lettre d'Emile ALLAMAND (né le 15 août 1907) à son père, le 12 juillet 1915. L'enfant écrit régulièrement à son père.
FRAM - Histoire de Paul Firmin Forel (1880-1916)
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Paul Firmin Forel, grand-père du contributeur, est né le 6 février 1880 à Montélimar dans la Drôme. Il se marie le 2 mars 1908. Mobilisé, il est incorporé au 261ème régiment d'infanterie à la 1ère compagnie de mitrailleuses, avec le grade de sergent. Dans une lettre datée du 9 avril 1916, il écrit à un ami engagé comme lui sur le front. Il s’agit de sa dernière lettre. Il lui décrit en termes très mesurés sa vie au front et les nouvelles qui lui sont parvenues de l’arrière. Il se dit « dans un assez mauvais secteur où toutes les inventions de ces C… de Boches nous sont servies. ». Il pense à l’avenir de sa famille s’il est tué, et accepte d’être proposé comme sous-lieutenant dès qu’une place sera vacante : « Une seule chose m’a tenté et je crois faire œuvre de prévoyance vis-à-vis de ma famille. En cas d’un accident et il y a danger continuellement sur le front et pour tous, ma famille au moins pourra profiter d’une meilleure pension et ne sera pas dans la misère. » Blessé lors de la bataille de Verdun, il décède à Thiaumont (Meuse) le 30 juin 1916 des suites de ses blessures. || 1. Photographie de Paul Firmin Forel en tenue militaire (6 janvier 1915). 2. Photographie de Paul Firmin Forel et ses camarades de régiment (s.d.). 3. Lettre de Paul Firmin Forel (9 avril 1916). || || Photograph || Paul Firmin Forel || Paul Firmin Forel en tenue militaire (6 janvier 1915). || || Photograph || Paul Firmin Forel || Paul Firmin Forel (second à partir de la droite) et ses camarades de régiment || || Letter || Lettre de Paul Firmin Forel (9 avril 1916) || || Letter || Lettre de Paul Firmin Forel (9 avril 1916) || || Lettre de Paul Firmin Forel (9 avril 1916) || Letter


