ACA4640172_44_CARRERE-GEE_01_02 - Lettre d'Eugène COURTADE
Front
Lettre de mon grand-père, Eugène Courtade, à son meilleur ami Frédéric Laborde (qui est alors soldat attaché à la Préfecture de la Gironde), datée du 24 décembre 1914 : Je t'accuse réception du couvre-nuque et manches imperméable ainsi que de la pochette de bonbons fins que tu as bien voulu me faire expédier. Je repars ce soir à la tranchée ; drôle de réveillon de Noël !. Il donne également sa position (sur la rive droite de l'Aisne, 8 km ouest de Craonne.) et, en bon instituteur, décrit les ravages de la guerre dans les villages.
CREATOR
CARRÈRE-GÉE Nicole
DATE
1914-12-24
LANGUAGE
fra
ITEMS
1
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
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ACA4640172_44_CARRERE-GEE_01_03-1 - Dernière lettre d'Eugène COURTADE
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Sans doute la dernière lettre de mon grand-père Eugène Courtade à son meilleur ami Frédéric Laborde, écrite le 12 juin 1915, depuis l'éperon de Notre-Dame de Lorette. Après le décès de son épouse Emilienne, survenu en mai 1915, il est passé (à sa demande) au 21e bataillon de chasseurs à pied, en opération dans le Pas-de-Calais depuis octobre 1914. || Front
ACA4640172_44_CARRERE-GEE_01_03-2 - Dernière lettre d'Eugène COURTADE (verso)
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Back || verso de la lettre écrite par mon grand-père, Eugène Courtade, à son ami Frédéric Laborde le 12 juin 1915. Bien que très court, ce courrier montre l'exaltation du moment(...les combats d'artillerie sont formidables.). Il tombera le 20 juin en conduisant sa section à l'attaque.
ACA4640172_44_CARRERE-GEE_01 - Eugène COURTADE
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ACA4640172_44_CARRERE-GEE_01_01 - Photographie du Lieutenant Eugène COURTADE. ACA4640172_44_CARRERE-GEE_01_02 - Lettre d'Eugène COURTADE à son ami Frédéric LABORDE (24 décembre 1914) ACA4640172_44_CARRERE-GEE_01_03-1 et 2 - Dernière lettre d'Eugène COURTADE (12 juin 1915) || Eugène COURTADE était mon grand-père maternel. Né le 5 mars 1888 à Bagnères-de-Bigorre. Fils de COURTADE Jean-Marie et VIGNAU Jeanne Clotilde, il épouse Emilienne CARRÈRE, institutrice, le 25 septembre 1912 à Bagnères-de-Bigorre.Ils eurent une petite fille, ma mère, née le 27 février 1913. Eugène fut élève à l'Ecole normale d'instituteurs des Landes à Dax. En 1914, il était instituteur dans le village de Sazos(65). Il est mobilisé le 2 août 1914 comme sous-lieutenant au 18e Régiment d'infanterie de Pau et monte au front en novembre 1914. Son épouse Émilienne meurt malade et du chagrin de le savoir au front en mai 1915. Fou de douleur comme il l'écrit à son meilleur ami Frédéric LABORDE le 16 mai 1915, il revient en Bigorre pour l'enterrer puis choisit de repartir au front. Passé, sur sa demande (en tout cas, c'est ce que pense la famille), au 21e Bataillon de Chasseurs à Pied, il sera tué à l'ennemi au Bois de Bouvigny (Pas-de-Calais)le 20 juin 1915. Cité à l'ordre de l'armée (S'est fait remarquer par son courage, en conduisant sa section à l'attaque), il reçoit à titre posthume la Croix de Guerre et la Légion d'Honneur. Il est enterré dans un premier temps au cimetière de la Maison Forestière sur la commune de BOUVIGNY puis au Mémorial de Notre-Dame de Lorette(Tombe 4269 Carré 22 Rang 2). Le nom du Lieutenant COURTADE figure sur le Monument aux Morts de Sazos. Sa fille a toujours pensé qu'il avait cherché la mort en se faisant muter dans le nord. D'Eugène COURTADE, concernant sa participation à la Guerre de 1914-1918, nous conservons plusieurs documents: - son épée d'apparat et ses décorations (Légion d'Honneur et Croix de Guerre). - une photo sur le front. - une photo en tenue d'officier. - un petit carnet noir écrit au front entre le 20-11-1914 et le 17-04-1915. - une série de documents concernant ses états de service, sa mort sur le Champ de bataille et la délivrance de ses décorations. - plusieurs lettres écrites à sa famille et aux amis au printemps 1915. - des courriers de l’aumônier FRIESENHAUSER. - une lettre de Jean MALE Soldat aux Tranchées,le 23 août 1915: le Lieutenant COURTADE était mon chef à la 18°Cie du 218°. Nous l'aimions tous et l'avons bien regretté. Personnellement je l'ai pleuré car je le savais en peine, de la mort de Mme Courtade quand il nous a quittés pour le 21° Bataillon de Chasseurs...


