4 ans à Zwickau (1915-1919)
Mon arrière-grand-père, Edouard DAUMER (1878-1945) a eu une vie assez atypique. Natif de Saint-Pierre-de-Plesguen, comme la plupart de mes ancêtres paternels, il est le fils de François DAUMER et de Anne QUÉBRIAC. La famille DAUMER est implantée à Saint-Pierre-de-Plesguen (notamment aux Sauvagères) depuis le milieu du XVIIIème siècle mais est originaire de Plerguer et Baguer-Morvan, comme le révèle la liste d' ascendance d'Edouard. Quant aux QUÉBRIAC, leurs racines se trouvent dans le village de Plesder, toujours en Ille-et-Vilaine. Edouard est le dernier d'une famille de 9 enfants, dont 5 survécurent. Edouard passe sa prime enfance à la Rivaudais (un gros village de Saint-Pierre-de-Plesguen, non loin du Bourg) où il est né. D'abord casseur de pierres (une des activités avec la Grande-Pêche à Saint-Pierre-de-Plesguen), il s'engage comme mousse à l'âge de 12 ans, en 1890. Il connaît alors la vie des Terre-Neuvas, une vie rude et difficile. Entre 1892 et 1914, il embarque sur les voiliers. En 1913, il fait partie des naufragés de la Garonne victime d'une voie d'eau importante: l'équipage est récupéré par un paquebot Il se marie en 1902 avec Joséphine VAILLANT (1879-1910), une fille de Saint-Pierre mais dont les ancêtres viennent, entre autres, de l'Indre (Sainte-Cécile) et du Quercy (Cahors). Le couple, qui vit à la Rivaudais, a 2 enfants: Edouard , mon grand-oncle, en 1904 (il disparaîtra noyé dans la rade de Toulon en 1923, alors qu'il effectuait son service militaire), et Aimée, ma grand-mère paternelle, en 1910. Joséphine VAILLANT décède quelques jours après la naissance d'Aimée. En 1912, Edouard DAUMER se remarie avec une fille de Saint-Domineuc, Joséphine RÉHAULT (1880-1971). Mais, en 1914, débute la Grande-Guerre: c'est le grand tournant de sa vie. Rappelé dans l'Armée après le décret de mobilisation du 1er août 1914, il est affecté au 5ème Régiment d'Infanterie coloniale. Il arrive sur le front en décembre 1914. Edouard est prisonnier de guerre de juillet 1915 à janvier 1919, au Kriegsgefangenelager (camp de prisonniers) de Zwickau (Saxe) en Allemagne (comme l'indiquent ses états de services pendant la Grande-Guerre). Ainsi, il ne connaîtra pas son deuxième fils, François DAUMER, né en octobre 1914 et décédé d'une méningite en juillet 1918. Sa femme Joséphine et ses enfants, Edouard (fils) et Aimée vivent alors dans le village du Verger, à Plesder. Après son retour en France, Edouard DAUMER reprend son métier de marin en 1919. Entre-temps, il a un 3ème fils, Joseph, né en 1922. Au cours de cette même année, la famille quitte Plesder pour revenir à Saint-Pierre-de-Plesguen, au lieu-dit Malabry. En 1927, il effectue sa dernière campagne en mer, à l'âge de seulement 49 ans. Son relevé de carrière maritime mentionne l'ensemble des bateaux sur lesquels il a navigué jusqu'en 1927. Dès lors, il devient cultivateur. Sa vie s'achève le 24 juin 1945, le jour de la Saint-Jean : il meurt des suites d'un cancer de l'estomac, à Malabry, en Saint-Pierre-de-Plesguen. Fait à Valence, le 3 novembre 2012, Arnaud Lemée.
CONTRIBUTOR
Arnaud Lemée
DATE
1878 - 1945
LANGUAGE
fra
ITEMS
1
INSTITUTION
Europeana 1914-1918
PROGRESS
METADATA
Discover Similar Stories
1916 - Prisonniers de guerre à Zwickau
1 Item
Prisonniers de guerre à Zwickau (Saxe, Allemagne).
Recruté à 20 ans
15 Items
Louis Colette à cheval. || || Official document || Document d'incorporation || || Letter || Corespondance reçue d'Angleterre
Johannès 4 ans de guerre
1 Item
Johannès, c'est mon grand-père. Ses parents étaient agriculteurs aux portes du Morvan. Après son service militaire il épouse Thérèse et le jeune couple s'installe à Montcenis où naîtra Henri, leur premier enfant, mon père, en mai 1914. En août Johannès rejoint son régiment. Les quatre fils aînés de la famille participeront à la première guerre mondiale, Johannés en est revenu gazé, François infirme et Jean Marie y est mort comme leur cousin François. C'est à partir du journal qu'il a tenu complété par l'album des cartes postales qu'il a échangées avec Thérèse et par des extraits du journal de son régiment, que je vous propose de partager dans ces pages, au-delà des évènements historiques, la réalité civile et militaire de ces quatre années de guerre. || Cet album est accessible sur mes pages personnelles, à l’adresse : http://dnlsnr.pagesperso-orange.fr/14%2018/Accueil.html Il peut être lu et téléchargé en intégralité ; il est également possible de le consulter au fil du temps, année après année, mois après mois. Pour chaque année une carte interactive permet également de situer les lieux cités.


